« On me dit depuis longtemps que je suis Asperger » : Damso se livre à cœur ouvert

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:28
Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM
Dans son dernier album J’ai menti, sorti ce vendredi 15 novembre, Damso se confie sur des sujets très personnels, notamment dans son morceau DAMSAUTISTE.

Damso est de retour dans les bacs plus tôt que prévu. Alors qu’il affirmait en juillet dernier que BĒYĀH, attendu en mai 2025, était son prochain album – et aussi le dernier -, le rappeur belge a sorti ce vendredi un nouvel opus baptisé J’ai menti et réalisé en toute indépendance puisqu’il n’a plus de maison de disques. "Je peux faire ce que je veux comme je le veux, quand je veux. Je ne veux pas demander une permission à quelqu’un sur ma musique dans laquelle je mets toute mon âme", explique-t-il dans un long entretien accordé au Parisien/Aujourd’hui en France.

Damso sur son autisme dans J’ai menti 

"Mon micro, c’est mon meilleur ami. J’ai construit une relation avec lui, un peu comme un proche à qui l’on peut tout dire", confie celui qui se livre comme jamais dans ce disque. Il évoque notamment, dans la chanson DAMSAUTISTE, le trouble que certaines personnes lui diagnostiquent depuis toujours. "Depuis que j’ai 4 ans, on me dit de manière péjorative, soit que je suis HPI, soit autiste, soit dans la lune, bref, dans mon truc. (…) On m’a dit depuis très longtemps que j’étais Asperger, mais de manière péjorative. Quand je suis allé chercher des infos, effectivement, c’est vrai que cela me ressemble sur des petits trucs comme cette forme de focus sur des choses et une sorte d’incompatibilité sociale", détaille le rappeur en précisant ne "jamais être allé très loin dans la réflexion".

Damso et sa senté mentale 

Sans filtre, Damso revient aussi, auprès de nos confrères, sur son mal-être et ses longues périodes de déprime. "J’ai été tellement sombre par moments que j’aurais préféré ne pas exister. Mais les moments de déprime sont moins nombreux qu’avant, c’est comme un microclimat. Il faut juste s’adapter à ces moments et je le fais de façon paisible. Ce n’est pas grave quand il pleut ou quand il fait un peu chaud. Avant, je butais, je voulais toujours le soleil. Aujourd’hui, j’ai changé de raisonnement : je suis content de vivre toutes ces émotions même les plus sombres, car cela rend tout plus fort", avoue-t-il en assurant aller mieux aujourd’hui "moralement, mentalement et physiquement". "Je me suis remis en question, j’ai eu beaucoup de décès de gens proches en peu de temps autour de moi et j’ai juste compris qu’il ne faut pas vivre pour les gens, mais pour soi. Car quand on part, on part seul".

Par
Clara Kolodny