« On m’a souvent sollicité »… Pourquoi Glenn Viel a refusé d’être candidat à Top Chef quand il était jeune (M6)

Publié le 16 février 2022 à 13:13
PIERRE OLIVIER/M6
Le plus jeune chef triplement étoilé de France succède à Michel Sarran pour cette 13e édition. Une recrue de talent, déterminée à gagner et à mettre sa créativité au service de sa brigade.

Jusque-là invité du programme, vous voici maintenant juré aux côtés d’Hélène Darroze, de Philippe Etchebest et de Paul Pairet. Qu’est-ce que cela vous fait ?

Glenn Viel : Plaisir ! L’émission est de qualité et autant appréciée de la profession que du grand public. C’est un programme sérieux, fait avec de gros et beaux moyens.

Passer de l’autre côté de la barrière vous a-t-il permis de vous rendre compte des enjeux ?

C’est peu de le dire ! Quand on est un chef invité, on voit le côté sprint et pas le côté marathon. Je ne m’étais pas aperçu de la pression que subissaient les candidats. Ils enchaînent les épreuves, sous l’œil des caméras, des équipes de production et, parfois, de leurs chefs de brigade. Le rythme est très soutenu. Quand je finis une journée de tournage, je suis rincé, alors imaginez ce que c’est pour eux !

Comment avez-vous été accueilli par les autres membres du jury ?

Tout le monde a été adorable. J’avais quelques appréhensions à l’idée de découvrir l’univers de la télévision, domaine quasi inconnu pour moi. Je redoutais qu’il y ait une sorte de "cannibalisme" entre les jurés, mais ce fût tout l’inverse. Je suis émerveillé par cette émission et la bienveillance de tous. Dès le premier jour, je me suis senti comme à la maison. J’ai d’ailleurs piqué la loge de Philippe Etchebest ! (Rires)

Quel type de juré êtes-vous ?

J’espère ne pas être un handicap pour mes candidats ! L’idée est de les aiguiller, tout en leur laissant leur liberté. Ils doivent raconter leurs propres histoires à travers les épreuves. Je vais faire de mon mieux pour être à leur écoute, les rassurer, leur prodiguer des conseils… comme un grand frère, en quelque sorte !

Aimez-vous la compétition ?

Plus jeune, j’étais très compétiteur. J’ai pratiqué le judo et, quand j’entrais sur le tatami, c’était pour gagner. Avec l’expérience, je sais qu’on apprend aussi de ses défaites. Ça fait grandir. Ça n’empêche que je vais tout donner pour emmener l’un de mes candidats en finale. Une célèbre phrase dit : "Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends" (de Nelson Mandela, ndlr). C’est un peu ma philosophie aujourd’hui. Au quotidien, on a tous des déceptions, mais, à force de persévérance, on y arrive. C’est plus gratifiant de gagner sa vie en travaillant qu’en remportant le tirage du Loto, non ?

Auriez-vous pu participer à Top Chef quand vous étiez novice ?

Non ! Je suis un trouillard, moi ! On m’a pourtant souvent sollicité pour y participer, quand j’étais plus "petit". Je ne suis pas un homme à concours, j’étais toujours recalé. S’il y avait des barrières à franchir, je passais par en dessous ! Ce que j’affectionne le plus, c’est de relever les défis en équipe.

Conserver votre troisième étoile au Guide Michelin en est-il un ?

J’ai 41 ans, ma cuisine va encore évoluer. Pas question que ces étoiles soient un fardeau ou une source de pression. Mon objectif ? Être heureux, que mes enfants et ma femme le soient aussi, et avoir à manger sur la table. Le reste…

Top chef : mercredi 16 février à 21h10 sur M6

Interview Adeline Quittot

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