« On a reçu 2700 lettres le lendemain » : Sonia Rolland menacée de mort après avoir été élue Miss France

Publié le 4 février 2024 à 16:10
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Le racisme a été très "violent" pour l'ex-Miss France qui a témoigné dans "Un dimanche à la campagne" sur France 2 ce 28 janvier.

Sonia Rolland est l’invitée d’Un dimanche à la campagne sur France 2 aux côtés d’Ibrahim Maalouf et Roselyne Bachelot ce dimanche 4 février 2024. Née au Rwanda, elle a été repérée pour l’élection de Miss Bourgogne moins de cinq ans après son arrivée en France, alors qu’elle fuyait le génocide. "Ce qui est formidable dans mon histoire, c’est que j’arrive dans une cité où il y avait énormément de défiance à notre égard parce qu’on était les étrangers qui arrivaient. Et ce sont les mêmes personnes qui ont contribué à mon départ à Miss France. Ils se sont cotisés, c’est une voisine qui a eu cette initiative d’aller récolter de l’argent auprès de mes voisins et ils m’ont fait cette enveloppe", a-t-elle raconté à Frédéric Lopez avant d’être gagnée par l’émotion. "Je suis émue quand j’en parle, merci Fred ! Tu pleures aussi, dis donc !", a lancé l’actrice en séchant ses larmes.

L’émotion était également au rendez-vous lors de son sacre à Miss France, au grand dam de la présidente du comité : "Au moment où je suis élue, je pleure. Madame de Fontenay, quand elle arrive et qu’elle me met l’écharpe, elle a hurlé ! ‘Souriez !! La France vous regarde !!’. Du coup, je pleurais en souriant, c’était schizophrénique ! C’était complètement fou". Mais la joie a été gâchée par une vague de haine : "Le plus dur, c’est qu’on a reçu au lendemain de Miss France 2700 lettres d’insultes et de menaces de mort. Maman recevait dans sa boîte aux lettres des enveloppes pleines d’excréments. C’était très violent à gérer et je me souviens que pour Geneviève, c’était compliqué. Elle n’avait jamais vécu un truc pareil. Je me souviens qu’elle voulait faire des communiqués à l’AFP pour dénoncer le racisme". Mais Sonia Rolland a refusé de leur faire une quelconque publicité : "On leur offre une tribune alors qu’ils n’existent pas, ces gens-là. Ma plus belle réponse sera mon sourire pendant toute cette année".

Par
Hugo Mallais