On la connaissait actrice et musicienne, la voici désormais auteure. Alice Taglioni a pris la plume pour écrire Un papa vivant, un roman qui sort le 16 novembre (Editions Robert Laffont) dans lequel elle met en scène un petit garçon qui veut, comme cadeaux d’anniversaire pour ses 7 ans, un déguisement de pirate mais aussi avoir un papa. "Il sait que sa mère ne roule pas sur l’or mais il espère qu’elle pourra lui acheter tout ça. Après tout, un papa, ça ne doit pas coûter bien cher, puisque tout le monde en a un", précise le synopsis.
Pour ce livre, la comédienne s’est inspirée de sa propre histoire. En 2009, elle a en effet dû faire face à la mort brutale de Jocelyn Quivrin, son compagnon et père de son premier enfant qui n’avait que quelques mois lors du drame. "C’est une déclaration à mes proches qui étaient là avant, ceux qui sont là après (…) Sans me raconter, je voulais qu’on ressente l’effroi de cette jeune femme qui se retrouve face à la perte de son mari avec un tout petit bébé et qui, en plus d’être confrontée à l’indicible, doit aussi affronter l’effroi de ses proches, les têtes baissées, les mots gênés…", explique-t-elle dans le dernier numéro du Elle.
Elle ajoute d’ailleurs qu’elle aimerait que son ouvrage "apporte un peu de réconfort et d’espoir". "On peut tourner des pages douloureuses et aller vers un avenir doux, apaisé et heureux. La vie est belle ! (…) Même quand il nous arrive de telles choses, un jour on a de nouveau envie de danser, d’aimer, de vivre. On a le droit de sourire quand même. Parce que la vie est un cadeau et qu’il faut lui rendre grâce", ajoute-t-elle.
Si elle reconnait s’être inspirée de son histoire, elle avoue qu’elle "aurait été tétanisée" de faire le récit de sa propre vie et "dévastée par ses proches". "Quand on parle de deuil, il faut y mettre de la grâce", souligne-t-elle avant de botter en touche lorsque Elle l’interroge sur ce qu’on peut dire à un enfant de 8 mois qui a perdu son père. "Ça, c’est mon histoire, mon parcours…. Aujourd’hui une page se tourne et cela me fait du bien", glisse-t-elle.