Omar Sy réagit aux accusations d’exil fiscal : “Si je montrais ma feuille d’impôts…”

Publié le 25 avril 2024 à 11:21
David Niviere/ABACAPRESS.COM
Depuis son déménagement aux Etats-Unis, Omar Sy est accusé par certains d’avoir quitté la France pour payer moins d’impôts. Des reproches auxquels il vient de répondre dans son livre, Viens, on se parle.

Pendant trois ans, de septembre 2021 à février 2024, la journaliste Elsa Vigoureux a pu s’entretenir à plusieurs reprises avec Omar Sy. Ces rencontres ont été retracées dans Viens, on se parle, un livre sorti mercredi dans lequel le célèbre acteur se raconte sans filtre. "Au fil de leurs échanges, Omar Sy parle de tout, de la famille, de l’amour, du cinéma, du monde, de la vie. On découvre un nomade, un pionnier, un homme profond et libre, doué d’une insatiable curiosité", précise la maison d’éditions Albin Michel.

Omar Sy, un exilé fiscal ?

Dans ce livre dont des extraits ont été publiés ce jeudi dans le Nouvel Obs, Omar Sy aborde aussi bien son enfance aux côtés de son père et les deux femmes de ce dernier que son changement de vie après le succès d’Intouchables d’Eric Toledano et Olivier Nakache. La seconde moitié du duo Omar et Fred a ainsi expliqué avoir quitté la France pour s’installer à Los Angeles pour protéger ses enfants de la célébrité et pouvoir vivre un quotidien de père normal, dans l’anonymat de la Cité des Anges. "Je me suis dit : je ne peux pas élever mes enfants là-dedans, ils vont me haïr. Je sentais la peur monter", explique-t-il. Si certains l’accusent d’avoir pris la poudre d’escampette pour payer moins d’impôts, Omar Sy assure que ce n’est pas le cas. "Il suffit de se renseigner un peu sur la fiscalité californienne pour comprendre qu’on est bien loin d’être au paradis".

La réponse d’Omar Sy aux questions sur ses impôts en France

Le comédien rappelle par ailleurs que malgré son départ à Los Angeles, il reste un citoyen français et paie donc des impôts en France dès qu’il travaille dans l’hexagone. "Donc, que les rageux pensent ce qu’ils veulent. Si je montrais ma feuille de d’impôt, ça fermerait pas mal de becs. Je suis énormément taxé, mais je n’ai pas à en apporter la preuve", poursuit-il avant de lancer un gros tacle à ses détracteurs. "Ceux qui me traitent d’exilé fiscal, ce sont les mêmes gens d’extrême droite qui me qualifient d’ingrat envers la France, pays sur lequel ils crachent à longueur de journée. Ce qui n’est pas mon cas. Mais eux, ce ne sont pas des ingrats", dénonce-t-il en avançant qu’il est avant tout pointé du doigt à cause de sa couleur de peau. "Pour eux, je ne suis pas de chez eux, je ne suis pas français. Mais je n’ai pas très envie de parler de tout ça, c’est pénible et vide".

Par
Clara Kolodny