Pourquoi avoir accepté Cosmic Love ( Prime Video) ?
C’est un programme qui n’avait pas été vu avant et que j’ai trouvé canon. Je suis très friande de ce genre de rendez-vous pour me détendre lorsque je suis chez moi. Quand on anime une telle émission, il faut croire au concept. Là, on suit ces personnes qui viennent chercher l’amour et qui vont être guidées par des astres. Tout le monde connaît de près ou de loin l’astrologie.
Quel regard portez-vous justement sur ce domaine-là ?
On demande tous, très souvent, le signe d’une personne qu’on rencontre pour essayer de la cerner et avoir un point de vue global sur sa personnalité. J’aime lire l’horoscope même si je le prends un peu avec légèreté. Mais lorsque je lis des choses comme "Vous êtes trop stressée et il faut vous ménager", je peux le prendre en compte et le laisser dans un petit coin de ma tête pour y repenser de temps en temps.
On dit du Verseau, comme vous, qu’il est "indépendant, créatif et qu’il a du mal avec l’autorité et à montrer ses sentiments". Vous confirmez ?
Oui, c’est ouf ! Je disais que c’était un signe "solitaire" mais "indépendant" est le vrai mot. On ne veut pas dépendre des autres. Le problème avec l’autorité, c’est terrible et depuis très jeune. Ça a commencé avec les parents, puis les profs, la police… Maintenant, c’est moins un problème.
Milann, votre aîné est Balance, un signe sensible et rêveur tandis que les Gémeaux, comme Leyann, sont malins et très intelligents…
Mon Dieu, c’est vrai ! Mon deuxième garçon écoute et regarde tout. Il a des réactions très malignes : il pleure et s’arrête par exemple dès qu’il a ce qu’il veut. Ces descriptions sont très justes… C’est pour ça que j’aime l’astrologie ! L’astrologue de Cosmic Love m’a d’ailleurs dit que Thomas était un roc et qu’il me portait comme un pilier, ce qui est vrai.
Quel est votre rôle dans Cosmic Love ?
Je devais être là quand il le fallait, car je suis la maîtresse de cérémonie, mais aussi quand les Eléments (les quatre filles cherchant l’amour : Anna, Moana, Lison et Moon, ndlr) avaient besoin. J’interviens à des moments importants pour les guider, leur rappeler aussi les règles de l’aventure. Elles doivent parfois faire des choix qui sont terribles d’ailleurs. J’ai donc essayé de donner un cadre, une structure à l’émission tout en sachant m’éclipser pour les laisser vivre leur aventure.
Quelles étaient les relations entre ces quatre célibataires ?
Elles ont été très solidaires et pas du tout en concurrence, au contraire. Il y avait une très bonne ambiance malgré certains revirements de situation, notamment à la fin. Mais ça fait partie du jeu, l’amour ce n’est pas lisse. La bienveillance était malgré tout toujours présente entre elles.
C’est votre deuxième expérience d’animatrice après Love Island (Prime Video). Avez-vous abordé les deux émissions de la même façon ?
Non car Love Island est un programme qui existait déjà ailleurs. C’était davantage une émission liée à la séduction et à la sexualité. Cosmic Love, c’est plus spirituel. L’astrologie apporte une certaine magie.
Vous vous mettez en scène dans une petite saynète comique pour lancer l’émission. Aviez-vous envie de tester vos talents de comédienne ?
J’aime bien faire des bêtises comme ça (rires) ! Nous devions faire un lancement et nous avons beaucoup réfléchi jusqu’à ce que l’on décide de faire quelque chose de léger.
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Vous étiez annoncée il y a quelques années dans le film Alpha de Sara Forestier. Ce projet s’est-il concrétisé ?
Non car le rôle était pour moi trop trash… Même si ça reste du cinéma, il y a certaines scènes que je n’ai pas forcément envie de tourner… J’ai donc pris un tournant vers l’animation qui permet aussi de mettre une distance avec sa propre vie. Faire du cinéma, pourquoi pas, mais dans une comédie davantage que dans un rôle hypersexualisé qui me dérange maintenant, surtout que je suis maman. J’aime beaucoup Redouane Bougheraba. On a quelques idées avec lui.
Quel serait le rôle de vos rêves ?
J’aimerais jouer une fille de banlieue qui réussit et qui arrive à sortir sa famille du quartier… J’aime les histoires à la Cendrillon, un peu réelles. Je ne regarde d’ailleurs pas de films fantastiques, ça me saoule… Côté animation, je me verrai bien coanimer la Star Academy avec Nikos Aliagas qui est un de mes grands amis. Ou aller vers des programmes novateurs.
La maternité vous a-t-elle aidée à sortir de cette "hypersexualisation" dans laquelle vous étiez enfermée à vos débuts ?
Oui, ça aide. Au départ, les gens voyaient un physique et mettaient une étiquette. En sortir a été difficile. J’avais donc peur de retourner dans cette case-là avec ce rôle… Certains ne font pas la différence entre la réalité et le cinéma… Je veux garder un équilibre entre ma vie professionnelle et ma famille. Certaines actrices arrivent à le faire, mais je pense que mon mari aurait été embêté de me voir dans un tel rôle. Je suis donc très sélective. Ma priorité, c’est le bien-être de ma famille. Ce serait égoïste de dire que j’accepte un rôle pour être dans la lumière sans penser aux répercussions…
Que voulez-vous transmettre à vos enfants ?
Je voudrais leur dire qu’il faut se battre. C’est compliqué car avec notre carrière et notre réussite, ils ont beaucoup de facilités. Nous essayons de ne pas tout leur donner même si nous faisons de gros Noëls. Le reste de l’année, on essaie de moins offrir même si on a envie de tout leur donner car on les aime. Mais ce ne serait pas une bonne chose car ça les rendrait hautains et ça leur laisserait penser que tout est gratuit. Il n’y a rien de plus moche qu’un enfant mal éduqué… J’en vois parfois où j’habite. Ils pointent du doigt en disant : "Je veux ça". Mon fils ne me parlerait jamais comme ça. Il faut apprendre aux enfants que dans la vie, une chose se mérite. Nous leur inculquons le respect et la pudeur.
Comment trouver l’équilibre entre la vie de maman et celle professionnelle ?
Mes enfants sont presque tout le temps avec moi. Là, Leyann est resté à Dubaï car il est vraiment tout petit. Mais nous essayons de les inclure dans nos vies et pas de les laisser à part. Ils ont grandi avec les voyages, les avions, les hôtels. Quand Milann arrive à l’hôtel, il se sent comme chez lui.
Que peut-on vous souhaiter de plus que ce vous avez déjà ?
La paix… J’aimerais ne plus avoir d’ennemis, de haters, de personnes malintentionnées, de bad buzz venant de n’importe où… Je veux juste être là et être tranquille.
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Pauline Hohoadji