Clovis Cornillac a le métier d’acteur dans le sang. Le comédien, qui est à l’affiche du film à succès Un petit truc en plus d’Artus, est en effet le fils de deux comédiens : Roger Cornillac et Myriam Boyer. Interrogée dans le dernier numéro d’Ici Paris sorti ce mercredi 17 juillet, l’actrice est revenue avec beaucoup de franchise et de sincérité sur l’arrivée de celui qui est son premier enfant.
Les confidences de Myriam Boyer sur la naissance de Clovis Cornillac
Désormais présentée comme la mère de Clovis Cornillac malgré sa longue carrière, ses trois Molière et ses deux César de la meilleure actrice (pour les films Série noire et Un, deux, trois, soleil), Myriam Boyer n’a pas caché à nos confrères qu’elle "revendiquait" sans problème ce statut-là. Elle est ensuite revenue sur cette première maternité alors qu’elle n’avait que 20 ans. "J’ai eu cet enfant un peu comme une gosse qui voulait jouer à la poupée. Il a tout vécu avec moi (…) Clovis a dit : « Myriam et moi, on a grandi ensemble ». C’est vrai. Quand il est entré dans le métier, il avait 16 ans, j’en avais 36. J’avais ouvert les portes et débroussaillé, alors toute la suite, on l’a faite ensemble", a-t-elle confié avec émotion.
L’enfance difficile de Myriam Boyer
La comédienne est aussi revenue, dans cet entretien, sur sa propre enfance loin d’être facile et marquée notamment par le manque d’argent. Et pas seulement. "Petite, j’ai tout vu, tout entendu, tout vécu. Cela m’a servi par la suite. Quand je suis entrée dans le métier de comédienne, j’ai utilisé mon expérience. J’avais la gamme des émotions. Je n’avais plus qu’à appuyer sur les boutons", a-t-elle expliqué avant de raconter comment, lors d’un moment tendu chez elle, elle avait découvert le théâtre. "Quand ça gueulait trop à la maison, j’allais dans la rue. Un jour, j’entre dans un endroit. C’était le théâtre de la Croix-Rousse. Je ne le savais pas", s’est-elle rappelée en précisant que la directrice lui avait demandé si elle venait suivre des cours. "Je lui dis : « Non, je regarde ». Elle me propose de suivre des cours d’expression corporelle. Je réponds que je n’ai pas de sous. Alors elle m’a dit : « On s’arrangera »". Myriam Boyer, qui travaillait à l’époque dans une bijouterie, s’est plongée dans ce nouveau monde grâce à un accident qui aurait pu être dramatique. "Je me suis brûlée à la main au 3e degré. On m’a fait une greffe et j’ai dû rester 5 mois sans travailler. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai été au théâtre". Un coup du sort qui lui a finalement permis de devenir comédienne, avec le succès qu’on lui connaît.