Icône du cinéma européen et muse de réalisateurs prestigieux comme Giuseppe Tornatore, Gaspar Noé ou Sam Mendes, Monica Bellucci a su imposer sa présence magnétique bien au-delà de sa beauté ! Depuis ses débuts dans le mannequinat jusqu’à ses rôles marquants dans Malèna, L’Appartement ou Irreversible, l’actrice italienne a incarné une féminité assumée. À 60 ans, l’actrice italienne continue de surprendre, de s’engager et de tourner, sans céder aux diktats d’Hollywood. Dans un entretien intime accordé à nos consoeurs de Marie Claire, dans leur numéro de ce vendredi 27 juin, elle s’est livrée sur son rapport au temps, à son corps et sur les combats féminins de 2025.
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Monica Bellucci évoqué son passage du cap des 60 ans
Interrogée sur la façon dont elle vit son corps après avoir franchi le cap des 60 ans, Monica Bellucci ne cherche pas à tricher : "Bien sûr, vieillir n’est pas facile, et chacun fait comme il peut ! Au réveil, j’ai peut-être une ride en plus, mais c’est normal, et à partir du moment où je n’ai mal nulle part, je savoure mon cappuccino en me disant que j’ai beaucoup de chance".
Un regard lucide et serein, nourri par une carrière qui l’a souvent enfermée dans des rôles de femme fatale. Aujourd’hui, elle se réjouit d’ailleurs d’explorer d’autres facettes : "À 60 ans, je suis heureuse de mettre mon corps au service de rôles différents. De surcroît, je serais ridicule de vouloir continuer de faire comme si j’avais 20 ou 30 ans". Et de citer Voltaire, comme une boussole intime : "Qui n’a pas l’esprit de son âge, de son âge a tout le malheur".
Que pense l’actrice du mouvement #MeToo ?
L’actrice s’est aussi exprimée sur l’évolution des mentalités, notamment à travers le mouvement #MeToo, qu’elle soutient activement. "J’y suis très sensible. Il y a encore un long chemin, mais c’est une excellente chose que les femmes aient beaucoup moins peur de parler", a-t-elle commencé par confier à Marie Claire.
Et pour elle, cette transformation sociale dépasse le cadre des seules femmes : "Cela contribue à libérer les hommes des stéréotypes dont ils étaient prisonniers. Notamment quant à leur rapport aux enfants. Jadis, la femme devait rester à la maison et l’homme travailler. C’était une forme de sacrifice pour tout le monde. Aujourd’hui, un homme s’occupera volontiers de ses enfants, il aura accès à cet amour-là".
Une avancée qu’elle espère irréversible, tout en appelant les jeunes générations à ne pas oublier les luttes du passé. La maman de Deva et Léonie a déclaré : "J’espère qu’on ne reviendra jamais en arrière… Quand je vois les jeunes filles d’aujourd’hui, elles tiennent leur liberté comme acquise, sans toujours réaliser quelles ont été les luttes de leurs devancières pour en arriver là".