“Mon cas n’est pas le plus grave, mais…” : Elodie Frégé se confie sur cette maladie qui perturbe sa vie

Publié le 23 janvier 2026 à 10:29
Fabien MALOT - France Télévisions - Pernel Media
Atteinte d’endométriose, Élodie Frégé a choisi de briser le silence sur cette maladie longtemps invisibilisée, afin de dénoncer la banalisation de la douleur des femmes et rappeler l’urgence d’un diagnostic plus précoce et d’une meilleure prise en charge.

Élodie Frégé est à l’affiche de Meurtres à Millau, diffusé ce samedi 24 janvier en prime time sur France 3. Un rôle qui marque une nouvelle étape dans le parcours de l’artiste de 43 ans, aujourd’hui pleinement installée entre musique, télévision et cinéma. À l’occasion de cette diffusion, la comédienne s’est confiée à Gala.fr sur un sujet intime et engagé : l’endométriose, une maladie dont elle souffre et qu’elle souhaite voir enfin reconnue à sa juste mesure.

Élodie Frégé : "On a longtemps minimisé la douleur des femmes"

Sans jamais tomber dans le registre du témoignage voyeuriste, Élodie Frégé assume une parole claire et militante. "Il est très important pour moi que l’on parle de l’endométriose", explique-t-elle d’emblée. Si elle précise que son cas "n’est pas le plus grave", elle rappelle combien cette pathologie a été ignorée pendant des décennies : "Cette maladie est restée invisible pendant longtemps et, pendant des années, on a minimisé la douleur des femmes, en les traitant d’hystériques ou en tournant en dérision leurs règles et leur irritabilité". Un déni médical et social aux conséquences lourdes, selon l’actrice, puisque "le diagnostic arrive souvent trop tard parce qu’on croit que cette douleur et ces hémorragies font ‘partie du lot’".

Elle plaide ainsi pour une meilleure prévention et une vigilance accrue dès le plus jeune âge : l’endométriose devrait, selon elle, être "intégrée dans la liste des sujets à surveiller régulièrement". "C’est très facile de passer à côté", insiste-t-elle, avant de résumer l’essentiel de sa démarche : "C’est pour cela que j’en parle, même si je ne dévoile pas ma vie privée : pour dire aux autres femmes qu’elles ne sont pas seules"

Un court-métrage pour raconter ce que vivent les femmes

Cet engagement se prolonge à l’écran. Élodie Frégé a ainsi accepté de participer à un projet très personnel : le court-métrage Dans mon ventre, réalisé par Douce Cléophée et présenté le 30 janvier au Nikon Film Festival. L’œuvre explore "la beauté intérieure et ce qui se joue dans le ventre des femmes : joies, mais aussi endométriose, avortements, pertes, opérations". Un projet que la réalisatrice a pensé spécifiquement pour elle. "La réalisatrice m’a choisie parce qu’elle connaissait mon rapport au ventre en tant que femme souffrante de cette maladie. Elle voulait raconter son histoire à travers quelqu’un qui l’inspirait", confie la chanteuse, fière de porter un film qu’elle juge nécessaire, à Gala.

Elodie Frégé prête à participer à DALS ?

Depuis sa victoire à la Star Academy en 2003, Élodie Frégé a multiplié les expériences artistiques mais elle sait aussi poser des limites. Invitée sur Europe 1 le 16 janvier, elle a révélé avoir décliné une proposition pour Danse avec les stars. "J’adore danser (…) J’adore ça, mais je n’ai pas envie d’être filmée pendant que je le fais", avait-elle expliqué. Si elle n’exclut pas définitivement une participation car "il ne faut pas dire non ad vitam aeternam", elle reconnaît manquer de disponibilité aujourd’hui. "Je trouve que je mène beaucoup d’expériences en même temps depuis assez longtemps… Une expérience de plus qui prend quand même beaucoup de temps et beaucoup d’énergie… Là pour l’instant, je suis pas prête", a-t-elle conclu.

Par
Kahina Boudjidj