Michel Blanc dans La Cache : “Il parlait tout le temps de sa santé”, révèle le réalisateur

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:40
DR
En ce jour de sortie de La Cache, dont l'un des rôles principaux est assuré par Michel Blanc, le cinéaste Lionel Baier raconte les coulisses du dernier tournage de la carrière de l'acteur regretté.

Ce mercredi 19 mars est marqué Michel Blanc avec la sortie posthume de La Cache au cinéma. Dans cette comédie adaptée du livre du même nom de Christophe Boltanski sorti en 2015, un jeune garçon âgé de 9 ans vit les événements de mai 68 planqué chez ses grands-parents, à Paris.

La Cache : Michel Blanc, entre angoisse et professionnalisme

Pour jouer le rôle du grand-père, un docteur hypocondriaque et peureux, le réalisateur et scénariste Lionel Baier avait immédiatement pensé à Michel Blanc, bien qu’il ne l’avait jamais rencontré. Mais l’acteur qui nous a quittés en octobre dernier était le choix idéal pour son "angoisse" et "l’inquiétude qu’il dégageait dans les comédies", explique le cinéaste dans Le Parisien. Le tournage a débuté en mars 2024, et Michel Blanc, très rigoureux, avait appris "son texte par cœur". "Il s’était enregistré sur son iPhone en train de dire tous les dialogues de ses partenaires. Il avait laissé des trous pour ses répliques et répétait en écoutant le fichier audio", se souvient Lionel Baier.

Un acteur hypocondriaque et très proche du public

"Michel prenait le cinéma très au sérieux. Il était très technique", en plus de sa "précision" et sa "grande culture", confie le réalisateur. Ce dernier raconte également que l’hypocondrie du comédien n’était pas une légende, d’autant plus que lors du tournage, il était persuadé d’être gravement malade : "Il était souvent au téléphone avec son médecin. Michel parlait tout le temps de sa santé, mais ça n’empêchait rien. Il ne nous pourrissait pas du tout la vie avec ça". Enfin, c’est sa proximité avec le public que Lionel Baier retient : "Michel Blanc adorait qu’on l’arrête dans la rue", et avait même "peur que cela s’arrête un jour". "Pour lui, la reconnaissance publique était plus forte que les prix", conclut-il. Le mois prochain, Michel Blanc sera une dernière fois dans les salles obscures à l’affiche de la comédie de Philippe Mechelen Le Routard, dans lequel il assure un rôle secondaire.

Par
Hugo Mallais