"Tout n’est qu’amour", a écrit Gims en légende de sa dernière vidéo postée sur Twitter. On y voit l’artiste le visage à découvert, portant un t-shirt à son effigie, en train de donner le biberon à un bébé caracal qu’il tient affectueusement dans ses bras. Mais ces images ont hérissé le poil des associations de protection des animaux, puisque le caracal est une espèce de félin protégée car menacée. D’après sa story Instagram, Gims se trouverait à Casablanca.
Le zoo d’Amnévile a alors eu la bonne idée de réagir via son site web officiel en rappelant que des informations précieuses, à savoir que le caracal "perd davantage de son habitat chaque année. (…) En Afrique, c’est une des espèces victimes de la chasse aux trophées, mais aussi des éleveurs qui l’éliminent car ce félin s’attaque parfois aux animaux domestiques". Sur Twitter, Anne-Claire Chauvancy de l’Action Protection Animale a répondu à Gims : "Félicitations, a pointé avec sarcasme . La place des animaux sauvages n’est ni derrière des barreaux, ni dans les bras d’humains. S’afficher de la sorte avec une telle notoriété, c’est faire passer un message dangereux…".
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La Ligue des animaux a fait preuve de son côté de beaucoup moins de sang froid : "Ce petit n’est même pas sevré et n’est pas un animal domestique ! Remettez vos lunettes et votre cerveau en place et rendez ce petit à son milieu naturel". Quant à One Voice Animal, l’association a tweeté avec regret : "Un bébé félin bien loin de sa mère… Gims, vous participez au trafic d’animaux sauvages. Honte à vous".
Face à ces accusations, Gims reste silencieux et n’a donné aucune information sur le contexte dans lequel cette vidéo controversée a été filmée, vue plus de 4,5 millions de fois en trois jours. "On veut une explication !!!", a d’ailleurs tweeté un internaute très remonté, qui attend de Gims de donner un meilleur exemple pour le bien-être animal.
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Félicitations @GIMS
La place des animaux sauvages n’est ni derrière des barreaux, ni dans les bras d’humains. S’afficher de la sorte avec une telle notoriété, c’est faire passer un message dangereux…— Anne-Claire Chauvancy (@AcChauvancy) May 6, 2023
Hugo Mallais