Marianne James revient sur ses jeunes années où elle a dû “faire la manche”

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:48
Domine Jerome/ABACA
Marianne James a fait son retour pour la saison 19 de La France a un incroyable talent cette année. À l’occasion de la tournée de son spectacle "Tout dans la voix", elle s'est confiée sur ses débuts difficiles…

Marianne James a fait son retour pour la 19ème saison de La France a un incroyable talent sur M6. En parallèle, elle se lance dans la tournée de son spectacle baptisé "Tout dans la voix" dès le 30 novembre. "Dans ce nouveau seule-en-scène musical et irrésistiblement drôle, Marianne James endosse le rôle de professeure de chorale et emmène les spectateurs à la découverte de leur voix", apprend-on. A cette occasion, l’ex-jurée de La Nouvelle Star a accordé une interview au magazine VSD. Il y est notamment revenue sur sa jeunesse et ses débuts plutôt difficiles, à tel point qu’elle a dû faire la manche comme elle l’a raconté à nos confrères. 

Marianne James raconte ses débuts compliqués à Paris

"Je reconnais humblement que je ne suis pas humble du tout", a-t-elle d’abord avoué. Puis d’ajouter : "J’ai une très haute opinion de moi parce qu’il m’a fallu beaucoup batailler". Elle a alors raconté ainsi ses débuts dans la capitale : "J’y ai débarqué en 1980, à 18 ans. De 1980 à 1983 et en 1987, j’ai fait la manche dans deux endroits, toujours les mêmes, la station de métro Arts et Métiers et le parvis de Beaubourg". Marianne James a ensuite détaillé : "Je venais avec ma guitare. J’avais toujours ma copine Louise (rencontrée dans un festival de musique de rue en Ardèche, ndlr) avec moi. Grâce à elle, on ne me piquait plus la caisse". 

La chanteuse s’est accrochée 

Et de se souvenir : "Il faut dire que les p’tits voyous des Halles n’avaient pas mis longtemps à me repérer. Je chantais les Rolling Stones en lyrique ou du lyrique en pop, du style ’Carmen’ en bossa nova ou ’Satisfaction’ mais comme un motet du XIVe siècle". Mais si elle a fait la manche, elle assure que cela ne signifiait pas qu’elle ne parvenait pas à se nourrir. En effet, la collègue d’Eric Antoine a tenu à préciser : "Il y avait une originalité, une musicalité, qui poussait les gens à s’arrêter et je gagnais extrêmement bien ma vie". Lors de ses débuts parisiens, Marianne James forme un girls band appelé les Dalton avec ses amies Louise, Caroline et Martine.

Elle a raconté à VSD : "J’étais la plus grande, la plus maigre aussi. On était redoutables ! Notre but dans la vie se résumait à sortir la nuit dans Paris et à arpenter les rues. Elles m’ont emmenée partout : dans les restaurants, les boîtes, les bars… Quand j’ai commencé à faire la manche, elles n’étaient jamais loin. J’étais toute mince, mais j’avais toujours faim comme Averell". 

Par
Kahina Boudjidj