Lors des derniers mois, de nombreuses actrices françaises ont pris la parole pour dénoncer des faits graves. Judith Godrèche a notamment porté plainte contre Benoît Jacquot pour "viols avec violences sur mineur de 15 ans", en dépit de la prescription des faits. "C’est une histoire comme les histoires d’enfants qui sont kidnappés. J’aurais voulu que Benoît accepte d’être mon ami, de ne pas m’avoir, je ne voulais pas de son corps. Très vite, il me dégoûtait", avait-elle confié au Monde. Dans la foulée, Judith Godrèche avait également visé Jacques Doillon. "D’un coup, il décide qu’il y a une scène d‘amour, une scène de sexe entre lui et moi, et on a fait 45 prises. J’enlève mon pull, je suis torse-nu et il me pelote, il me roule des pelles. Et il y a Jane (Birkin, la femme du réalisateur à l’époque, ndlr) qui est là derrière le combo. Une situation extrêmement douloureuse pour elle qui, moi, me met mal à l’aise", déclarait-elle France Inter.
Marianne Denicourt accuse le réalisateur Arnaud Desplechin
Dans un entretien accordé au magazine ELLE, la comédienne Marianne Denicourt s’est longuement confiée sur la relation qu’elle a entretenue il y a de nombreuses années avec Arnaud Desplechin. Après avoir collaboré avec le réalisateur français pour son premier projet La vie des morts, elle l’a retrouvé pour le premier long-métrage du cinéaste, La Sentinelle. Au moment d’évoquer leur relation, Marianne Denicourt n’hésite pas employer des termes forts pour qualifier le comportement d’Arnaud Desplechin à son égard. "C’était pour lui une obsession d’être avec moi. Il m’a écrit des dizaines de lettres jusqu’à ce que je cède. Notre histoire a duré peu de temps, un an et demi environ. Une relation destructrice, avec du dénigrement, de la manipulation, j’avais perdu du poids et ma confiance en moi. Aujourd’hui, on parlerait d’emprise", lance-t-elle.
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Marianne Denicourt est ensuite revenue sur sa décision de rompre avec le cinéaste, lors du tournage de Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) en 1996. La fin de leur histoire n’aura pas de conséquences immédiates, mais quelques mois plus tard, Arnaud Desplechin choisit de régler ses comptes avec son ex avec le film Rois et reine, en s’inspirant de leur histoire commune. "Ce fut une entreprise pure et simple de gaslighting (déformer la réalité afin que la victime doute des faits et de sa version). Il a voulu me faire passer pour la folle, l’hystérique qui veut faire censurer un film", explique-t-elle. La justice finira par donner raison à la comédienne, en reconnaissant qu’Arnaud Desplechin s’était inspiré de ses proches et de son histoire.