« L’hôpital psychiatrique, c’est une prison qui ne dit pas son nom » : les confidences sans filtre de Mallaury Nataf

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:21
ABACAPRESS.COM
Après être retournée dans la rue en 2021, Mallaury Nataf, la star d’AB Productions, s’apprête à faire son grand retour sur le devant de la scène. Une renaissance qui est pour elle l’occasion de revenir sur ses nombreux coups durs.

"Elle va mieux, beaucoup mieux. Elle m’a appelé il n’y a pas longtemps pour me dire qu’elle était prête à tourner", assurait Jean-Luc Azoulay en septembre dernier à propos de Mallaury Nataf. Cette semaine, c’est la comédienne en personne qui donne de ses nouvelles dans un long entretien accordé à Closer.

Celle qui a connu la gloire grâce à la série Le Miel et les Abeilles (AB Productions) revient notamment sur son retour dans la rue en 2020, suite, selon elle, au vol de son portefeuille contenant sa carte bancaire, ses papiers d’identité mais aussi "400 euros en liquide" lui servant à payer sa chambre d’hôtel à 40 euros par jour. "Le lendemain du vol, ma banque a été fermée à cause du confinement. Impossible de signaler ma situation. (…) Je me suis donc retrouvée à nouveau dehors, malgré tous mes efforts. En plein confinement", raconte-t-elle en expliquant ne pas avoir demandé l’aide d’amis car "le contexte ne le permettait pas". "Et je suis comme ça, je ne m’appuie jamais sur les autres (…) Et quand tu te retrouves dehors, tu n’as plus d’amis", ajoute celle qui dormait dans la rue "sans carton, sans matelas et sans tente".

Son passage en hôpital psychiatrique

Interrogée sur les photos parues dans la presse la montrant dans la rue avec son compagnon, elle précise n’être restée que quinze jours avec cet homme. La faute à son "entourage qui n’était pas sain". "Il était roumain. Si lui n’était pas dangereux, toute une sphère autour de lui l’était, touchant à la prostitution, aux enlèvements. J’ai eu peur d’être enlevée et je me suis donc éloignée", confie-t-elle à Closer. Elle poursuit en révélant qu’elle est en train de remonter la pente, grâce notamment aux images d’elle diffusées en janvier 2022 dans Touche pas à mon poste (C8). "Des hommes de mauvaise qualité ont cherché à entrer en contact moi. Des gens dangereux. Les pouvoirs publics en ont été informés et ils ont réagi très vite".

Si Mallaury Nataf bénéficie aujourd’hui d’aides au logement et d’un accompagnement professionnel qui lui permettent de louer un petit appartement, elle raconte avoir passé avant quatre mois dans un hôpital psychiatrique parisien. "C’est un passage obligé pour le protocole promis", explique-t-elle en précisant avoir ensuite vécu cinq mois en postcure dans un établissement ouvert. "Etre en hôpital psychiatrique, c’est comme une prison qui ne dit pas son nom. Heureusement, on m’a autorisée à faire des sorties tout de suite (…) Dans le service où j’étais, je n’ai pas vu un seul fou, juste des gens sans toit, comme moi", raconte celle qui reviendra dans la peau de Lola Garnier le 10 décembre prochain dans Les Mystères de l’amour.

Par
Clara Kolodny