Dans son dernier livre, intitulé Le Carnaval des ambitieux (Éditions Xo), Patrick Sébastien se dévoile. L’ancien présentateur vedette de France 2 se confie notamment sur ses anciens problèmes d’alcool, lui qui était sujet à une addiction au whisky dans sa jeunesse, "jusqu’à 1,5 litre par jour", comme il le raconte lors de la venue sur le plateau de Chez Jordan de Luxe ce mardi 26 novembre sur C8.
À lire également
Patrick Sébastien évoque ses anciens problèmes d’alcool
Au cours de son interview, Patrick Sébastien s’est livré sans concession sur son rapport à l’alcool et sur la manière dont il a combattu son addiction : "Boire avec modération, c’est boire avec plaisir aussi. Moi aujourd’hui, je bois un verre de vin à table de temps en temps. J’ai remplacé la quantité par la qualité. Le problème, c’est que tu ne t’en aperçois pas. Il n’y a rien de pire qu’un mec qui te dit : « Mais non, je ne suis pas alcoolo »." Face à sa santé déclinante, Patrick Sébastien n’a pas eu d’autre choix que de se ressaisir : "À un moment, je me suis dit : « Ça ne va pas. » Je me levais, je tremblais…"
"Ça fait des dégâts formidables", poursuit Patrick Sébastien, qui avait décidé de totalement se sevrer. "J’étais obligé d’appeler le toubib le matin parce que ça n’allait pas. À un moment, j’ai dit stop. Le jour de mon anniversaire, j’ai pris mon dernier verre, je l’ai renversé et j’ai dit : « Pendant deux ans, je ne touche même pas à un goutte de vin. » Carlos m’a dit un jour, et il a raison : « Quand on boit, on a des excuses et si on n’en a pas, on s’en invente. » C’était une très jolie phrase. Par contre, je ne supporte plus les gens bourrés. Mais je les comprends, parce qu’à un moment, les gens, il faut qu’ils s’évadent."
Le coup de gueule de Patrick Sébastien
Patrick Sébastien a conclu son intervention en poussant un coup de gueule sur les pouvoirs publics, qui, selon lui, ne s’occupent pas assez bien de la lutte contre d’autres addictions, en particulier la drogue : "Ce qui m’emmerde un peu plus dans la société d’aujourd’hui, c’est que tu as des campagnes contre le tabac, contre l’alcool, mais par contre, contre la came, je n’en vois pas beaucoup. Dans tous les téléfilms, la ligne est obligatoire, c’est une mode. Ça me fout en rogne, parce qu’ils ne se rendent pas compte à quel point c’est en train de détruire notre société."