Elle a su qu’elle serait journaliste le 11 septembre 2001. C’est ce qu’a raconté Léa Salamé à Louise Aubery, ce 30 novembre dans le podcast InPower. La star du service public est revenu sur le traumatisme qu’elle a gardé des attentats de New York, (elle était en échange à NYU cette année là).
Léa Salamé explique comment un attentat survenu le 19 août 2003, à Bagdad, va rouvrir sa plaie. Cet été là, se souvient-elle, son "père va être blessé dans l’attentat le plus grave contre un immeuble de l’ONU". C’est au cours de cette attaque que sera tué Sergio Vieira de Mello, dit-elle, qui était l’envoyé spécial de l’ONU. Le père de Léa Salamé, qui était diplomate de l’ONU en Irak était alors le numéro 2 de cette délégation onusienne.
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Quand Léa Salamé apprend le drame, elle allume la télévision. "Je regarde sur CNN les images et je suis sure que mon père est mort. Que moi j’y ai échappé et que mon père est mort". Bouleversée, elle tente de joindre son père plusieurs fois sur son portable. Et après de nombreuses tentatives "une dame décroche" dit Léa Salamé.
Et d’ajouter : "je lui dis ‘passe moi mon père maintenant’, en anglais en hurlant. Et elle me dit ‘il est en train de s’occuper des blessés’. Et je lui hurle dessus (…) ‘tu mens! tu mens! you’re a liar! you’re a liar! he’s dead! tell me he’s dead! tell it! tell it! tell it!'(dis mois qu’il est mort, NDLR)".
Persuadée qu’on ne voulait pas lui dire la vérité sur son père, Léa Salamé a heureusement pu souffler quelques minutes plus tard… Soulagée, elle explique : "à un moment sur CNN je le vois passer et je fais ‘ouf’ il est pas mort !"
F.A