Le prince Harry dit qu’il s’est toujours senti différent de sa famille : « Je sais que ma mère ressentait la même chose »

Publié le 5 mars 2023 à 10:02
ABACA
Dans un entretien intime avec le Dr Gabor Maté, le duc de Sussex parle de ses mémoires, Spare, et de la gestion de ses (nombreux) traumatismes.

Samedi, le duc de Sussex, âgé de 38 ans, a participé à un événement virtuel autour de son livre avec le docteur Gabor Maté, un expert spécialisé dans les traumatismes, les dépendances, le stress et le développement de l’enfant. 

Assis l’un en face de l’autre devant une cheminée crépitante, le duc de Sussex et le docteur, auteur de “The Myth of Normal : Trauma, Illness, and Healing in a Toxic Culture”, ont discuté du fait de vivre avec une perte et de l’importance de la guérison personnelle. 

Harry a évoqué la façon dont il se sent si proche de sa mère, la princesse Diana, lui qui a toujours été un peu en marge de la famille royale britannique. 

"Tout au long de ma vie, pendant mes jeunes années, je me suis toujours senti légèrement différent du reste de ma famille", a-t-il déclaré. "Je me sentais bizarre et je sais que ma mère ressentait la même chose. J’avais l’impression que mon corps était à l’intérieur, mais que ma tête était à l’extérieur, mais parfois c’était l’inverse. Les fois où je me suis aventuré à être moi-même, à être mon véritable moi authentique, que ce soit à travers les médias ou la famille ou quoi que ce soit d’autre, c’était presque comme si on me disait : "Ne sois pas toi-même, reviens à ce que l’on attend de toi’”, a-t-il expliqué. 

Le prince Harry a également déclaré que l’écriture de ses mémoires, “Spare”, à savoir “Le suppléant” en français,  était une libération, et a souligné pourquoi il était important pour lui d’être honnête sur l’histoire de sa vie.

"J’espère vraiment, et j’ai espéré dès le début, quand je me suis retourné vers les personnes qui m’aidaient à écrire ce livre, j’ai dit : ‘Je veux que ce soit un acte de service, il doit l’être, parce que je sais que c’est important, parce que vous donnez presque la permission aux gens de parler de leurs propres trucs, et d’être leur propre moi, et la société ne nous aide pas vraiment", a-t-il déclaré à Gabor Maté. "Et je dirais même plus au sein de ma famille, à cause des attentes et à cause de la façon dont on vous projette en tant qu’individus. "

Parlant de son séjour en thérapie, le mari de Meghan Markle a déclaré : "Beaucoup de familles sont compliquées, beaucoup de familles sont dysfonctionnelles, mais pour moi, quand je faisais régulièrement une thérapie […] J’ai eu l’impression d’apprendre une nouvelle langue. "

Partageant le fait que d’autres membres de sa famille "ne parlaient pas ce langage", il a ajouté : "Cela fonctionne pour moi et je commence à revenir au point de traumatisme et à tout déballer pour pouvoir être vraiment heureux… mais en même temps, je me sens de plus en plus distant de mes proches et de ma famille."

La semaine de la sortie du livre, le prince Harry a expliqué au magazine People pourquoi il avait décidé de partager son histoire avec ses propres mots.

"Mon espoir a été de transformer ma douleur en un but, alors si le fait de partager mon expérience fait une différence positive dans la vie de quelqu’un, eh bien, je ne peux rien imaginer de plus gratifiant que cela", a-t-il déclaré.

Le duc de Sussex a ajouté que "ce livre et ses vérités sont à bien des égards une continuation de mon propre parcours de santé mentale. C’est un récit brut de ma vie – le bon, le mauvais et tout ce qui se trouve entre les deux. "

Si l’écriture de ce livre a été une véritable libération pour le Prince Harry, sa famille, qui n’est donc pas épargnée par ses écrits, a été très blessée, et notamment son frère, le Prince William, futur roi d’Angleterre. 

Alors que le couronnement du roi Charles III approche à grands pas, la venue de Meghan et Harry n’a toujours pas été confirmée par la famille royale… 

Mélissa Tellaa

Par