“Le jour où tout s’est arrêté” : le comédien Hakim Jemili se confie sur un grand drame de sa vie

Publié le 1 avril 2025 à 10:55
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À l'affiche de Le Routard, dernier film posthume de Michel Blanc, Hakim Jemili s'est confié sur une des périodes les plus douloureuses de sa vie dans En Aparté ce lundi.

Nathalie Lévy recevait Hakim Jemili ce lundi 31 mars dans En Aparté sur Canal+. L’acteur est à l’affiche du film Le Routard ce mercredi 2 avril au cinéma, aux côtés de Christian Clavier et Michel Blanc. Il s’est notamment confié, dans l’émission, sur son manque de confiance en lui lorsqu’il était enfant. 

En Aparté : pourquoi Hakim Jemili n’est pas devenu footballeur professionnel

C’est d’abord grâce à l’aide d’une professeur qu’il a commencé à avoir confiance en lui : "Elle m’a fait venir devant la classe à la fin de la primaire pour chanter des chansons, faire des sketchs repris de Graines de stars". Puis, après avoir "travaillé énormément" pour avoir 13 ou 14 de moyenne, il a pu intégrer la section sport-étude au début du collège. "Toute ma cité, tout le monde, tous mes potes étaient persuadé que j’allais finir footballeur professionnel. C’était l’objectif fixé", mais une blessure l’a stoppé net dans on élan "vers l’âge de 18 ans et demi, 19 ans". "Il y a plein de gens qui se font les ligaments croisés. Mais c’est pas ça qui t’arrête, c’est le mental. Et moi, j’étais pas prêt, j’étais trop jeune", analyse le comédien. 

Hakim Jemili : un rêve détruit qui l’a conduit vers une longue "dépression"

"Ça m’a fait commettre des erreurs. Le conseil que je vais donner aux jeunes, (…) c’est qu’il faut prendre ça avec plus de légèreté. J’avais eu l’habitude d’exister à travers le football, c’est-à-dire que les gens m’aimaient (pour ça). C’est triste, mais (…) le jour où tout s’est arrêté, j’ai cessé d’exister auprès des gens et je me suis senti un peu rabaissé. (…) J’avais un peu pris la grosse tête, mais sans être méchant avec les gens, jamais. Je suis parti en dépression pendant longtemps et – c’est la première fois que je le dis – j’ai été un peu mythomane. Je m’inventais une vie pour justement pallier au fait que je n’ai pas réussi dans le foot, à cette humiliation", a-t-il raconté dans En Aparté. "Il y a des gens qui m’ont pas pardonné d’avoir menti et ça m’a encore plus détruit. Il faut pardonner à ces jeunes qui le font, pas pour les mauvaises raisons, mais parce qu’ils sont malades. Il faut les aider. C’est une maladie qui peut se soigner très vite", a conclu Hakim Jemili.

Par
Hugo Mallais