Laurent Weil revient de loin. Le spécialiste cinéma, qui est absent de l’antenne de Canal+ depuis juillet 2021, a en effet échappé de peu à la mort en 2021. Victime d’une crise cardiaque, il a été plongé deux semaines dans le coma et affronte depuis une difficile convalescence couplée d’une longue rééducation.
Laurent Weil sur son état de santé
Le journaliste, qui a dû s’éloigner du monde du cinéma depuis son infarctus (à l’exception d’un passage en 2023 au Festival de Cabourg), est encore confronté à des difficultés pour marcher même si son état s’améliore. "Je refuse d’être dans un fauteuil roulant. Je n’en ai jamais eu, sauf au début. J’ai une canne, dont je me sers parfois, quand je suis fatigué et que je sens que je vais tomber. De temps en temps, ça m’arrive de tomber quand même. Ce n’est pas grave, je demande aux gens de me relever. Ils ne font pas la gueule, ils ne m’insultent pas", explique-t-il avec franchise dans un entretien accordé à Nice Matin. Pour retrouver toutes ses capacités après cet infarctus et son coma, Laurent Weil se rend presque chaque jour dans un centre de rééducation situé non loin de chez lui à Paris. "Il y a plein de tapis roulants, d’appareils qui me permettent de me remuscler et d’essayer de mieux marcher",raconte-t-il en précisant qu’il entraine non seulement son physique mais aussi sa mémoire. "Comme je ne dors pas beaucoup, j’essaie de stimuler ma mémoire, de citer les Palmes d’Or dans l’ordre, de détacher les Palmes françaises, ou celles obtenues par les réalisateurs japonais que j’adore".
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Laurent Weil sauvé par le cinéma et la tauromachie
Amoureux du cinéma, celui qui a couvert le Festival de Cannes, les César ou encore les Oscars pour Canal+ explique que sa passion pour le septième art l’a aidé à traverser cette période difficile. "Quand j’étais dans le coma, j’avais un casque avec de la musique dans les oreilles, du jazz ou du funk. Pendant cette période, je pensais à retourner à Cannes, où à Nîmes et Arles (…) parce que j’aime la tauromachie. Je devais avoir 9-10 ans quand j’ai vu ma première corrida, j’ai été initié par mon ami Christophe Lambert, le grand publicitaire, pas l’acteur, qui n’est plus là aujourd’hui. Le cinéma, la musique et la tauromachie, même si c’est compliqué d’en parler aujourd’hui, m’ont sauvé la vie", souligne celui qui reste salarié de Canal+ et qui espère pouvoir reprendre son métier prochainement. "J’ai perdu 2-3 ans dans un hôpital. J’aimerais bien refaire des interviews maintenant. Ou bien tendre la main à des jeunes qui ont un peu de mal à envisager leur avenir. Et ça me ferait plaisir aussi de faire découvrir à la jeune génération des figures importantes comme Dewaere, que ce soit à la télé, à la radio ou en podcast".