C’est sur le plateau de Jungle Cruise, en 2021, que l’amitié est née entre Emily Blunt et Dwayne Johnson. Une relation qui, aujourd’hui, trouve une nouvelle résonance dans Smashing Machine, où ils incarnent un couple déchiré entre amour et autodestruction. "C’est une chance rare, presque un miracle, de nouer une telle amitié, intense, profonde", confie la comédienne à Gala. Et de poursuivre : "Sur le plateau de Jungle Cruise, Dwayne et moi avons développé un solide lien de confiance. Nous avons beaucoup ri et nous nous sommes soutenus mutuellement. Je chéris profondément cette complicité qui s’est transformée en amitié".
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La métamorphose de Dwayne Johnson
Dans Smashing Machine, Emily Blunt prête ses traits à Dawn Staples, l’ex-femme de Mark Kerr, figure mythique du MMA des années 1990. Face à Dwayne Johnson, méconnaissable dans ce rôle, elle a puisé dans leur complicité réelle pour nourrir la tension dramatique du couple. "Elle a été le socle pour créer ce duo volcanique", explique-t-elle. Avant de tourner, l’actrice a longuement échangé avec la véritable Dawn Staples : "Je lui ai promis d’exprimer le plus fidèlement possible leur amour et ses excès, ses tempêtes, ses contradictions. Explorer cette intensité avec Dwayne a été bouleversant, tant on y a mis de la sincérité et de la douleur".
Pour endosser le rôle du lutteur, Dwayne Johnson a pris 136 kilos et porté près d’une dizaine de prothèses afin de ressembler au plus près à Mark Kerr. Emily Blunt salue ainsi cette transformation impressionnante : "C’était fascinant de le voir se métamorphoser ainsi. Chaque jour, il apportait une nuance différente, un geste, une fragilité inattendue. C’était troublant de le voir ressembler à ce point à Mark Kerr. Dwayne est sublime dans cette interprétation".
Un trouble devenu force
Fidèle à son goût pour les personnages complexes, Emily Blunt confie à Gala : "J’aime jouer des femmes en conflit avec leurs choix, leurs émotions ou les attentes qu’on place en elles », confie-t-elle. « Personne n’est parfaitement stable ou accompli. Ce qui m’intéresse, c’est de montrer la lutte intérieure, cette tension entre ce que l’on veut être et ce que l’existence nous pousse à devenir".
Connue pour sa sincérité, Emily Blunt s’exprime aussi sur un sujet intime, à savoir le bégaiement, qu’elle combat depuis l’enfance. "J’essaie de le déstigmatiser car il est souvent mal compris", commence-t-elle. Et de préciser : "Beaucoup pensent qu’il s’agit d’un signe de nervosité ou d’un blocage psychologique alors que c’est un trouble neurologique, héréditaire et biologique". L’actrice admet avoir longtemps ressenti honte et impuissance avant d’en faire une force…
"Quand j’étais enfant, j’en avais honte. Je me sentais faible, impuissante. Mais en réalité, je partage ce problème avec de nombreux acteurs, Samuel L. Jackson, Bruce Willis, Harvey Keitel… Cela ne m’a pas posé de problème dans mon travail car, lorsque l’on joue la comédie, on accède à une autre zone du cerveau, on devient quelqu’un d’autre. C’est une forme de libération et sans doute la raison pour laquelle le bégaiement disparaît sur scène", conclue-t-elle.