Il y a quelques jours dans le Telegraph, Kevin Spacey donnait de ses nouvelles en expliquant qu’il n’avait pas de domicile fixe, en enchaînant les hôtels et les Airbnb là où sa profession l’emmène : "Je vais là où il y a du travail, je n’ai littéralement pas de chez moi, c’est ce que j’essaie d’expliquer".
Kevin Spacey délogé : ses larmes à la télé britannique en 2024
En effet, en juin 2024, la propriété de Kevin Spacey aux Baltimore – où il habitait depuis le début du tournage de House of Cards pour Netflix en janvier 2024 – avait été vendue aux enchères. Interrogé à ce sujet ce mois-là à la télévision, l’acteur avait fondu en larmes face à l’animateur britannique Piers Morgan. Multipliant encore cette année les affaires judiciaires et les accusations d’agressions sexuelles, celui qui avait été reconnu non coupable en 2023 par le tribunal de Londres a déclaré l’an dernier avoir fait des dépenses "astronomiques et exorbitantes ces sept dernières années" avec des "revenus quasiment inexistants". Malgré tout, ses déboires judiciaires et ses dettes ne l’ont jamais approché dangereusement de la faillite, comme il l’a précisé dans sa dernière interview accordée au Telegraph. Mais le journal a titré "Kevin Spacey homeless", un terme qui peut signifier en anglais soit "sans domicile fixe", ce qui est son cas, soit "sans-abri". Ce titre sensationnaliste prêtant à confusion, les réseaux sociaux se sont rapidement emballés, au point que le comédien ait dû faire une mise au point cette semaine dans une vidéo publiée sur son compte Instagram.
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Kevin Spacey tacle le Telegraph : "Un titre trompeur pour faire du clic"
"Je n’ai pas l’habitude de prendre la peine de corriger les médias. Si je le faisais, je n’aurais pas beaucoup de temps pour faire autre chose… Mais au vu des articles récents affirmant que je suis sans-abri, je ressens le besoin de répondre. Non pas à la presse, mais aux milliers de personnes qui m’ont contacté ces derniers jours pour me proposer de m’héberger ou me demander simplement si je vais bien. À vous tous, laissez-moi vous dire que je suis vraiment touché par votre générosité, mais je pense que ce serait hypocrite de ma part de vous laisser croire que je suis effectivement sans-abri au sens familier du terme", a-t-il déclaré. Estimant que le travail du "merveilleux journaliste" qui l’a interviewé a été saboté par le Telegraph, Kevin Spacey a conclu : "J’ai travaillé non-stop cette année, j’ai de quoi être reconnaissant. Et il y a de nombreuses personnes qui vivent réellement dans la rue ou dans leur voiture. (…) Il ressort clairement de l’article que je ne suis pas l’un d’entre eux, et que je n’ai pas essayé de dire que je l’étais. C’est pourquoi il est dommage que le Telegraph ait choisi de miner le travail de son propre journaliste en le vendant avec un titre volontairement trompeur pour faire du clic…".