Celle qui a joué l’insurrection, l’amour fou ou encore le deuil se devait d’incarner Lee Miller, photographe de génie qui a inspiré une longue lignée de femmes, reporters de guerre. "Il y a 80 ans, elle a vécu sa vie avec courage. C’était une femme très moderne pour son époque", raconte Kate Winslet. "Elle était libre, indépendante, elle fumait, elle savait profiter de la vie. J’ai ressenti un lien très fort avec elle. Comme moi, elle était incapable de se satisfaire d’un ‘non’ comme réponse ! (Rire). Elle croyait en la vérité et vivait sa vie comme elle l’entendait. J’ai réalisé qu’en vieillissant, j’étais devenue comme elle", poursuit la comédienne.
Kate Winslet : son tournage avec Marion Cotillard et Noémie Merlant
Dans le film de Ellen Kuras que Kate Winslet coproduit, la comédienne a tourné de nombreuses scènes en France et notamment à Saint-Malo, aux côtés de Marion Cotillard, Noémie Merlant et Zita Hanrot. Et la comédienne ne tarit pas d’éloges sur ses partenaires. "Elles étaient toutes tellement incroyables et gentilles. Elles nous ont apporté un soutien sans faille et étaient très heureuses de participer au film. C’était tout simplement un privilège de passer du temps avec elles", confie Kate Winslet.
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La photographe Lee Miller, ancienne mannequin et muse des grands artistes de son époque, a connu le faste parisien et la vie bucolique de la campagne avant le début de la seconde guerre mondiale qui l’a vue prendre des risques fous pour documenter la guerre et informer.
Kate Winslet : des vacances sur les routes de France
A l’occasion de la promotion du film à Paris, Kate Winslet a évoqué son rapport à la France. "Je ne connais pas bien Paris malheureusement. Je viens souvent en visite éclair, comme en ce moment, pour parler de mes films ou de mes séries", déclare-t-elle. La comédienne en a profité pour nous livrer quelques souvenirs d’enfance.
"J’ai passé beaucoup de temps en France quand j’étais enfant parce que mes parents adoraient nous mettre tous dans la voiture, sur un coup de tête, pour prendre le ferry de Douvres à Calais. Puis on traversait le pays en voiture, on trouvait un endroit pour planter notre tente, on campait, on nageait dans les rivières, et on allait au marché. C’est ainsi que je passais certaines de mes vacances, enfant. D’ailleurs, je devrais très bien parler français, mais non ! Un jour, peut-être…", nous raconte-t-elle.