Déjà auteure de deux livres, Juliette Tresanini a sorti début mai un troisième ouvrage baptisé Les 40 sont cuites ? L’Enquête piquante pour passer le cap de la quarantaine en toute détente (Éditions Solar). Interrogée dans Ici Paris pour évoquer la naissance de ce livre aussi personnel que documenté sur le délicat passage de la quarantaine, la comédienne s’est confiée à cœur ouvert sur le sexisme dans le monde du cinéma.
Juliette Tresanini sur le changement de rôles qu’on lui propose
"On a moins de rôles quand on est une femme et qu’on avance en âge", pointe ainsi du doigt celle qui jouait dans Demain nous appartient (TF1). Et la quantité n’est pas la seule chose qui change au fil des années. Juliette Tresanini souligne en effet avoir vu une évolution dans le type de personnages qui lui sont proposés. "A 35 ans, j’avais beaucoup de castings. A partir de 50 ans, les femmes sont sous-représentées à l’écran ou dans les médias. Aussi, plus jeune, blonde, on me proposait des rôles de faire-valoir, des rôles clichés, stéréotypés. Au théâtre aussi, c’était l’homme qui avait toute la dimension comique de la pièce. Je ne m’y retrouvais pas", raconte-t-elle ainsi en expliquant que ce constat l’a poussée à créer ses propre projets et vidéos.
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Juliette Tresanini sur son départ de Demain nous appartient et son livre
Sans filtre, la comédienne se confie aussi sur la naissance de son livre sur le passage parfois délicat de la quarantaine. Ce sont des remarques faites par ses amis lors de son anniversaire surprise qui lui ont donné envie d’explorer ce cap à passer. "On m’a dit : « Alors ce bilan ? » (…) ou encore « Profite parce que bientôt périmée ! » (…) J’ai fait un rêve où je négociais avec le temps. J’en ai fait un sketch J’ai décidé de ne pas vieillir, (…), une satire de la société âgiste. Cette vidéo a énormément plu. Je voulais faire un seul en scène qui est devenu ce livre", avoue ainsi celle qui ne semble pas regretter son départ de Demain nous appartient après plus de 4 ans passés dans la série quotidienne de TF1. "Une belle expérience humaine, artistique, de vie. Ça s’est arrêté à un moment où il fallait que je crée autre chose. Partir de Sète, revenir à Paris m’a permis de rencontrer d’autres réalisateurs ».