JoeyStarr évoque “la maltraitance” physique et verbale de son père : “Il n’en avait rien à foutre”

Publié le 4 janvier 2023 à 9:44
2020 Gaumont / C8 Films
L'acteur et rappeur est revenu avec pudeur sur son enfance très difficile, et s'est confié sur sa manière d'éduquer ses enfants.

Ce lundi 2 janvier 2023, la journaliste Déborah Grunwald recevait JoeyStarr sur France Bleu dans son émission hebdomadaire  Dans le rétro, à l’occasion de la sortie de son livre de recettes Mon guide Bistronomik publié le 8 décembre dernier. Au cours de cet entretien qui l’a replongé dans son passé et notamment dans son enfance, le rappeur-acteur a évoqué son père violent et a tenu à rappeler qu’un tel environnement n’est pas une bonne solution, même pour devenir "un homme" : "Je pense qu’il y a d’autres manières d’éduquer ses enfants. Je passe beaucoup de temps à dire à mes enfants – parce que je le pense aussi – que je suis très fier d’eux et que je les aime. C’est plus moteur que d’être dans la désertion affective. (…) Il a fallu que je me construise avec tout ça. Je me suis retrouvé livré à moi-même parce qu’à un moment donné, je suis parti. Tout ça fait qu’aujourd’hui, même à 55 ans, je suis encore quelqu’un qui est encore en construction dans ma relation avec les autres".

"Au niveau de la maltraitance, elle n’était pas tout le temps physique. Elle était surtout très verbale. J’étais un peu comme quelqu’un qui avait le syndrome de Stockholm. Le mec me manquait, je me demandais ce qui lui arrivait, alors que je me suis rendu compte qu’il n’en avait rien à foutre. C’est quelqu’un qui aujourd’hui n’a jamais demandé des nouvelles de ses petits-enfants ! Mais même eux, qu’est-ce qu’ils t’ont fait ? (…) Je comprends certaines choses, mais je n’excuse pas. Comment on peut être à ce point-là emporté par son orgueil ? C’est vertigineux !", a ajouté l’artiste, révolté. JoeyStarr a cependant exprimé son soulagement d’avoir réussi à ne pas reproduire le comportement de son père : "Au moins, il y a une chose que j’ai réussi à faire, c’est de ne pas violenter mes enfants, de ne pas tomber dans certains travers qui font partie de la base de mon éducation".

Hugo Mallais

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