« J’étais une loque » : Camille Lellouche, cash sur sa descente aux enfers liée à l’alcool

Publié le 21 mars 2024 à 11:10
La chanteuse est revenue sans tabou sur son addiction à l’alcool au tout début de sa carrière.

Camille Lellouche n’a jamais caché son parcours de vie compliquée, et c’est donc sans tabou qu’elle est revenue sur son addiction à l’alcool au début de sa carrière. Un problème qui a débuté bien avant d’être connue, confie-t-elle au micro de Code Source le podcast d’actualité du journal Le Parisien .

En 2009 à 23 ans Camille, travaille dans un restaurant, La terrasse des archives à Paris, un établissement qui accueille de nombreuses personnalités du cinéma et de la télévision, c’est à cette époque qu’elle tente le  casting de Nouvelle Star. Après son audition ratée, elle continue à se produire dans des piano-bars, et se met à consommer de plus en plus d’alcool. « J’avais la phobie de vomir, pour moi « boire = vomir », donc je n’ai pas bu pendant très longtemps. Un soir dans un bar, il y avait des shots, et j’ai goûté… j’en ai pris 2 et j’ai vu que ça désinhibait dans le bon sens. C’était rigolo », se souvient-elle.

C’est à ce moment que sans s’en rendre compte la coach de The Voice se met à boire tous les jours. « Le corps commence à s’habituer. Je ne pouvais pas dormir si je n’étais pas un peu pompette. Je faisais des petits concerts, je n’étais pas très connue, je n’étais jamais à jeun. Je n’ai jamais dit que j’étais alcoolique, parce que ce n’est pas le mot… mais c’est de l’alcoolisme » admet-elle. C’est là que sa descente aux enfers commence. « Je me suis laissé dépérir. Je me suis retrouvé à me laver une fois sur trois, je ne sortais plus de chez moi, j’étais endettée, je n’allais plus travailler parce que j’étais tout le temps malade. La vaisselle et les poubelles s’empilaient… tu n’as plus de fierté… J’étais une loque »

C’est grâce à l’intervention de sa maman, inquiète de ne plus avoir de nouvelles se fille, que Camille Lellouche va remonter la pente « Elle a sonné chez moi à 7 heures du matin avec une amie… J’avais honte, j’étais horriblement mal en point. Elle a été choquée, elle s’est dit ‘ce n’est pas ma fille’. J’ai vu dans son regard de la peine. Ça l’a traumatisée » explique-t-elle. Face à cette situation, Camille retourne vivre au domicile familial et tente de se sevrer de l’alcool.

Un mois après, elle donnera son premier concert. « Une demi-heure avant, j’étais stressée. J’étais à jeun, et j’ai commencé à faire une espèce de malaise. J’avais des sueurs froides… une crise de manque en fait. Comme un drogué qui a besoin de sa dose. C’était horrible, j’avais la jambe qui tremblait… sur scène j’étais en nage. Et sortant j’ai eu la nausée. Je me suis dit que plus jamais je ne veux ressentir ça, à nouveau » a-t-elle conclu.  

Par
Sarah Ibri