« J’étais la fille du Diable » : Michèle Bernier évoque comment la célébrité sulfureuse de son père l’a impactée

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:35
Christophe AUBERT / TELE 7 JOURS
Invitée de Laurence Boccolini, Michèle Bernier est revenue sur son enfance marquée par la réputation sulfureuse de son papa alias le Professeur Choron, cofondateur de Charlie Hebdo.

Invitée vendredi 6 décembre dans l’émission Sillage, animée par Laurence Boccolini sur YouTube, Michèle Bernier s’est longuement confiée sur son enfance et son adolescence, marquées par la notoriété de son père, Georges Bernier — alias le Professeur Choron, figure emblématique et provocatrice de Charlie Hebdo et Hara-Kiri. Revenant sur ses jeunes années, la comédienne confie qu’elle était loin d’être une adolescente rebelle : « Moi j’avais déjà des parents insurgés donc voilà je pense que j’étais pas dans ce truc, tout me convenait. Comme mes parents me laissaient faire tout ce que je voulais et me donnaient tout ce que je voulais je n’étais pas dans j’étais pas une insurgée ».

Michèle Bernier : "J’étais la fille du Diable" 

Laurence Boccolini lui demande alors si, à un moment, elle a éprouvé le désir d’avoir des parents “plus classiques”. Michèle Bernier évoque immédiatement le fossé entre son milieu familial et celui qu’elle côtoyait dans le 16ᵉ arrondissement, puis en pension laïque et privée. « Je fréquentais quand même pas mal de gens de la bourgeoisie et quand les gens savaient qui était mon père j’étais un peu moins bien acceptée » déplore la comédienne. Et d’ajouter : « J’étais la fille du diable, c’était immédiat. J’aurais préféré qu’on ne me dise pas je suis la fille du diable. Même si j’aimais tellement mon père ! »

Michèle Bernier : "Mes parents m’ont toujours protégée"

Celle qui a récemment présidé le jury de Miss France 2026 explique : « On était une France encore très catholique et conservatrice. Le nombre de fois où on a eu des problèmes pour louer les appartements parce que mon père ne voulait vivre qu’en location. Et quand les propriétaires savaient qui c’était, ils s’imaginaient qu’il allait y avoir des femmes nues dans l’escalier, du trafic de drogue… Mais c’était quelque chose ! ». « Finalement il n’y a jamais eu tout ça ! » s’amuse Michèle en décrivant son père comme « un papa classique », « Il y avait Choron, et il y avait Bernier, mon papa » précise-t-elle. « Mes parents m’ont toujours protégée. Moi, je n’allais jamais aux fêtes de couverture de Charlie Hebdo. Je restais avec ma mère, on sortait, on faisait autre chose. Ils ne m’ont jamais mise dans une situation qui n’était pas faite pour moi. Je passerai ma vie à les remercier parce que j’en connais d’autres qui n’ont pas fait ça, donc les enfants sont plus perturbés. Hara-Kiri et Charlie Hebdo, c’est un monde d’adultes, c’est pas un monde d’enfants » souligne-t-elle. 

Et de conclure : « Je n’avais rien à faire au milieu de tout ça ! À voir des choses que je n’avais pas besoin de voir. Mais les gens imaginaient que chez moi c’était, je sais pas… de la pornographie etc… Enfin bon, c’était bizarre »

Par
Sarah Ibri