Avec Yori, son compagnon, Stéphane Bern file le parfait amour dans le Perche. Depuis 2013, l’animateur de télévision est l’heureux propriétaire d’un bien d’exception situé à Thiron-Gardais. "J’y suis très heureux avec la personne que j’aime, mes animaux, un bout de jardin, le public qui visite le musée et des voisins amis à quelques kilomètres", confie-t-il à l’occasion d’un entretien pour Ici Paris paru ce mercredi 26 avril. "À force d’animer Le Village préféré des Français, sur France 3, je peux vous confirmer que, en fait, le bonheur est dans le village qu’on a choisi… ou qui vous a choisi." Celui qui fêtera ses 60 ans le 14 novembre prochain en a dit plus sur ce qui l’a poussé à acheter cette propriété : "C’est un monument historique que le département d’Eure-et-Loir voulait vendre. Ils ont validé mon projet de l’ouvrir à la visite en racontant l’histoire des lieux. Accolé à l’abbaye de Tiron, fondée en 1114, ce collège créé par le fils bâtard d’Henri IV, Henri de Bourbon-Verneuil, est devenu un collège royal et militaire sous Louis XVI mais n’a pas survécu à la Révolution. J’ai essayé de lui rendre son âme. Ce qui m’a séduit de prime abord, c’est que ce n’est pas un château. On est dans la transmission et la connaissance, pas dans la puissance et la gloire. J’aime penser que cela me correspond mieux."
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Après avoir sauté le pas, Stéphane Bern s’est rendu compte de l’immense défi qui l’attendait : "Je n’imaginais pas à quel point il y avait tout à refaire car, extérieurement, la toiture me semblait en bon état. Mais il a fallu reprendre les charpentes, sans parler des pierres, de la maçonnerie, d’autant que le mérule s’était installé dans cette maison laissée à l’abandon pendant sept ans." Un coup financier qui s’est avéré important pour l’animateur du service public : "Je l’ai achetée au prix des domaines, soit l’équivalent d’un petit studio parisien, mais j’ai tout emprunté. J’en ai pour des années à tout rembourser, et je comprends pourquoi la directrice de l’agence bancaire locale me demande si je vais bien ! (Rires.) C’est une folie, mais je ne regrette rien. Je suis heureux d’avoir sauvé cet ancien collège royal et militaire. Et je suis fier quand je vois que les visiteurs apprécient." Ainsi, pour mener à bien ses projets dans le Perche, Stéphane Bern a pris la décision forte de se séparer d’un autre de ses biens, situé en Grèce : "Je me suis résolu à vendre ma maison de Paros pour poursuivre les coûteux travaux à Thiron-Gardais où je vais restaurer l’ancien colombier des moines bénédictins. Je risque d’être plus le nez dans les cartons de déménagement que sur la plage !"