Vincent Lagaf’ publie son autobiographie Je m’appelais Franck (XO Editions). Un titre qui fait référence au douloureux passé de l’animateur du Bigdil. En effet, prénommé Franck à la naissance, ses parents adoptifs ont décidé de le rebaptiser Vincent "Quand on vous appelle Franck pendant trois ans et que vous devez répondre au prénom de Vincent du jour au lendemain, c’est compliqué. On vous retire un peu de votre identité" avait-il confié à nos confrères Télé 2 semaines. Invité à l’antenne de France Inter, Vincent Lagaf’ en a profité pour revenir sur son adoption mais également sur sa rencontre avec sa mère biologique. "Je l’ai cherchée. C’est rare de retrouver aussi facilement, mais je suis tombé sur un procureur de la république à Rouen qui allait à la retraite, qui m’a dit ‘je savais que vous alliez venir (…) et sous le manteau il m’a filé l’adresse de ma mère biologique Lucienne" se rappelle l’interprète de Bo le Lavabo.
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Mais lorsque Vincent Lagaf’ se présente chez Lucienne, c’est la désillusion totale "Je suis arrivé devant le portail, elle sortait de sa maison et elle m’a dit ‘oui je sais tout à fait qui vous êtes, je vais vous demander de partir monsieur !’ Je lui ai dit attendez j’ai fait 1000 bornes pour venir vous voir, elle m’a répondu ‘Je ne veux pas le savoir monsieur vous partez !" se souvient-il. Une première rencontre qui a bouleversé Vincent : "là tu te fais abandonner une deuxième fois" explique-t-il en confiant avoir fondu en larmes "Là je meurs ! Deux fois de suite, la même personne".
Toutefois Vincent insiste, retrouve le numéro de téléphone de Lucienne et décide aussitôt de l’appeler : "Vous venez de me jeter, avant de raccrocher je voulais vous dire qu’avant je m’appelais Franck et que je suis né le 30 octobre 1959. Là il y a un silence." explique Vincent visiblement très ému. Finalement Lucienne acceptera de rencontrer son fils biologique "J’ai besoin de vous parler " avouera-t-elle au bout du fil. Il s’en suivra une longue conversation à cœur ouvert de 6 heures. Dans les colonnes de Télé 7 Jours, Vincent Lagaf’ nous a confié : « Elle était très fière de moi, mais elle a eu une vraie « vie de merde ».
Thierry Claude