« Je tremblais, je pleurais » : Lorie Pester évoque les conséquences de l’endométriose sur sa vie

Publié le 20 mars 2024 à 10:45
Starface
La chanteuse et actrice Lorie Pester a profité de son passage auprès de nos confrères de Brut ce mardi 19 mars pour évoquer l’endométriose, une maladie dont elle est atteinte et les conséquences que celle-ci a eu sur sa vie et son mental. 

Ce 21 mars, la chanteuse et comédienne Lorie Pester sortira son livre intitulé Revivre aux éditions Robert Laffont, une oeuvre dans laquelle elle évoque notamment la maladie dont elle est atteinte : l’endométriose. La chanteuse de J’ai besoin d’amour a profité de son passage dans l’émission Brut ce mardi 19 mars pour revenir sur le jour où elle a appris cette terrible nouvelle.

"On m’a annoncé que j’étais atteinte d’endométriose le jour où je suis remontée du bloc opératoire, parce que je venais de me faire opérer, j’avais fait une grossesse extra-utérine, et le chirurgien, dans ma chambre, me dit : ‘Ok super, tout s’est bien passé. Par contre, vous avez de l’endométriose.’" Là, d’un côté j’étais soulagée de me dire : ‘Ok, je ne suis pas folle’, et d’un autre côté de me dire : ‘Mais putain, mais c’est quoi en fait cette maladie ?’" s’est-elle souvenue. 

L’artiste de 41 ans en a profité pour évoquer les symptômes qui découlent de l’endométriose. "Des douleurs très très fortes pendant les règles, des problèmes digestifs, des douleurs pendant les rapports, des douleurs quand on va aux toilettes, des douleurs tout le temps en fait" a-t-elle listé.

Elle est également revenue sur un épisode particulièrement marquant où un membre du personnel médical n’a pas pris au sérieux sa maladie. 

"Je suis tombée sur un radiologue qui me parlait mal. Quand je lui posais des questions, c’était : ‘Oui enfin, ça va, vous avez un peu d’endométriose, mais ça commence à bien faire cette maladie à la mode. Non ça va, ça va. Vous allez pouvoir vivre avec’, et tout ça. Et en fait, il avait complètement tort. Parce qu’au final, il fallait m’opérer d’urgence. Après ma grossesse, les douleurs sont revenues de plus belle. En plus de l’endométriose, on me dit que j’ai de l’adénomyose. Et là, on me parle d’hystérectomie (une ablation chirurgicale de l’utérus)." a-t-elle témoigné.

Son compagnon l’a poussée à retirer son utérus pour que ses douleurs cessent. 

"Prendre cette décision, de me faire enlever l’utérus, ça a été la décision la plus difficile à prendre de ma vie jusqu’à présent. Dans ma tête, ce n’était vraiment pas pour moi. Et mon compagnon, c’est lui qui m’ouvre les yeux en me disant : ‘Mais tu ne peux plus, ce n’est plus possible, tu ne peux plus vivre comme ça, tu as trop mal.’ On a pris une décision : on ne veut plus avoir d’enfants, le fait d’enlever l’utérus, c’est irréversible quoi (…) Le chirurgien m’appelle pour me donner la date. Je tremblais, je pleurais, vraiment crise de panique, et j’essaye de comprendre pourquoi (…) On m’enlevait l’utérus, on m’enlevait ma fille aussi. C’est un peu bizarre, mais en même temps, c’est logique" a-t-elle confié.

Lorie Pester ne regrette nullement sa décision, car elle a pu retrouver une vie normale avec sa famille et notamment avec sa fille Nina

"Aujourd’hui, je ne regrette pas du tout, je revis. J’ai réappris à vivre sans douleur. Je peux jouer avec ma fille sans problème, je peux la porter, je peux courir au parc avec elle…" a-t-elle dit.

Par
Lucas Aimé