“Je refuse l’apitoiement” : Hélène Ségara ne souhaite pas être vue seulement sous le prisme de la maladie 

Publié le 3 janvier 2025 à 15:14
Domine Jerome/ABACA
Hélène Ségara ne s'en cache pas. Elle a connu de lourds problèmes de santé et vit désormais avec un seul oeil fonctionnel. Si elle s'est confiée à plusieurs reprises sur le sujet, elle a expliqué ne pas souhaiter s'apitoyer sur son sort. 

De retour dans la saison 19 de La France a un incroyable talent, dont elle était membre du jury, Hélène Ségara a vécu des moments douloureux suite à la perte partielle de sa vue mais garde le sourire. Elle s’était déjà confiée sur France 2 au sujet de sa maladie oculaire et de la façon dont les regards ont changé à son égard. "Je reçois des messages où l’on me dit ‘comment osez-vous justifier vos chirurgies ratées ?’ ou bien ‘vous êtes malade ?’, avait-elle raconté à Léa Salamé sur le plateau de "Quelle époque" sur France 2, en novembre dernier. Et de détailler :"Je suis stable, je vis avec un traitement. On a pu sauver un de mes yeux, mais j’ai perdu un œil. Je vous vois grâce à ce traitement qui m’a stabilisé. Mais j’ai failli être dans le noir".

Hélène Ségara soutenue par sa famille 

Dans une interview accordée à nos confrères de Gala, elle est revenue sur cette épreuve difficile de sa vie et reconnaît avoir été déçue du manque de soutiens de certains proches. "Certaines personnes, sur lesquelles je pensais pouvoir compter, n’ont pas su se montrer présentes. Elles ont disparu de la photo. Mais je préfère remercier ma mère, mes trois enfants, d’autres membres de ma famille, mes amis, les deux professeurs qui m’ont suivie…", a-t-elle confié. Puis d’assurer : "Je n’ai pas d’amertume. Il a fallu que je perde la vue pour ouvrir les yeux sur certaines situations. La maladie m’a rendue lucide. Je peux dire que je vis une renaissance, même si elle n’est pas sans douleur. Mon amour propre ne me suffit pas. J’ai besoin de me sentir aimée"

La chanteuse explique refuser de s’apitoyer sur son sort 

Nos confères lui ont demandé si elle considérait la célébrité comme une cage, ce à quoi elle a répondu qu’il avait des contraintes mais comme tout métier. "La seule différence, c’est qu’on attend d’un artiste qu’il vive tout publiquement. Certaines publications déforment et dramatisent tout. On se découvre presque une vie parallèle. C’est l’une des raisons pour lesquelles je refuse l’apitoiement en interview", a-t-elle insisté.

Et de reprendre grave : "Qu’est-ce que cela peut apporter aux gens ? J’ai vu et entendu pire à l’hôpital. Je pense à cette jeune femme, voisine de chambre, soumise au même traitement que moi et contrainte d’interrompre un début de grossesse, au risque d’élever son enfant dans la cécité. Vous imaginez son dilemme ? Je ne vis pas à côté de certaines réalités. J’en ai été le témoin". Malgré la douleur, la chanteuse s’estime chanceuse et même "gâtée". "Quant aux épreuves, elles nous aident à retrouver l’humilité et l’empathie qu’on oublie parfois. J’ai la conviction qu’elles nous aident à grandir", a-t-elle conclu pleine de sagesse.

Par
Kahina Boudjidj