C’est une interview sans filtre qu’a accepté de livrer Stéphane Bern. L’animateur, qui s’est confié dans les colonnes de nos confrères du Parisien, a évoqué son enfance et notamment le rôle de sa mère, une femme qu’il décrit comme autoritaire. "Ma mère était dure. Elle nous a donné, à moi et mon frère, une éducation prussienne, celle qu’elle avait reçue", a-t-il révélé en préambule. "À la maison, nous avions plus de devoirs que de droits. Les manifestations d’amour étaient conditionnées à un travail bien fait. Quand on avait terminé, on avait des câlins", s’est-il remémoré. "Je prenais des gifles tous les jours et j’en garde des souvenirs cuisants. J’en ai pris plein la figure…", a continué le présentateur de Secret d’Histoire. Il confie que sa mère "malade" et "diabétique", était très "dure avec elle-même", mais aussi, de facto, "avec les autres". Il refuse néanmoins de se considérer comme un "enfant martyr". "Non, je ne dirais pas cela. Et puis à cette époque, les châtiments corporels existaient encore… D’ailleurs, je me dis que je les méritais parfois, ces gifles. J’étais très insolent. Rien que dans un regard, je dévissais les nerfs de mes parents. J’étais assez rétif à l’autorité", s’est-il souvenu. "Je rends grâce à mes parents. Ça m’a rendu de fiers services dans ma vie", a-t-il indiqué, ne gardant aucune forme de rancœur.
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"Grâce à cela, je crois que je suis devenu insubmersible. Je me remets de tous les coups. Les critiques les plus dures, c’est comme des gifles. Mais je n’en aurai jamais autant que ce que j’ai pu recevoir étant gamin", a-t-il assuré. Il s’est également réjoui d’avoir eu un accès privilégié à la culture grâce à ses parents qui n’avaient pas de télévision "mais une bibliothèque richement garnie, dans laquelle les enfants pouvaient puiser". "Là encore, je ne peux que leur en être reconnaissant. Cette exigence, cette idée que c’est par la culture que l’on grimpe dans l’échelle sociale, ne m’a pas quitté", a affirmé l’animateur. "Mes deux grands-pères étaient artisans et pauvres. Mes parents ont été élevés dans la gêne. Ils voulaient autre chose pour leurs enfants. On nous a inculqué cette idée : cultivez-vous, travaillez, ayez les bons diplômes et vous en sortirez", a poursuivi Stéphane Bern. "Je crois simplement qu’il n’était pas facile pour un enfant différent de trouver sa place dans cette famille très conventionnelle. Finalement, je me dis que j’ai plutôt bien réussi à faire mon trou", a-t-il conclu, philosophe.
L.C