Léa Salamé était l’invitée de Guyonne de Montjou pour Le Figaro dans Libre à Vous, en ce début de semaine, l’occasion pour elle d’évoquer quelques pans de sa vie privée. Elle a profité de son passage dans l’émission pour parler de son père. "Mon père a été la figure capitale de ma vie jusqu’à au moins 30 ans, ensuite la vie fait que vous vous construisez avec d’autres référents et d’autres schémas, et puis à un moment vous vous émancipez de tous les schémas et vous devenez vous-même, mais ça, c’est une construction, mais en revanche mon père a été la figure, le modèle… Je pense que toute ma scolarité je l’ai faite pour faire plaisir à mon père pour qu’il soit fier de moi." a-t-elle raconté avant de revenir sur un souvenir précis de son enfance.
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"C’est comme vous dite une figure extrêmement exigeante qui était extrêmement exigeant avec nous, avec ma soeur et avec moi, je me rappelle mon premier bulletin de notes quand j’étais en 6ème. J’étais à Franklin chez les jésuites et je ne sais pas, je devais être 8ème ou 10ème de la classe, donc pas ridicule, un truc correct, moyen et moyen ce n’était pas possible et je me souviens que j’étais revenue un peu tremblotante donner le premier bulletin de notes, et il a rien dit, il a pris le truc, il en a fait une boule et il s’est mis à jouer au foot dans le salon avec en disant : ‘j’espère que ça ne va pas être ça tout le temps parce que si tu veux ce n’est pas ça du tout que je veux, je ne veux pas une fille moyenne’.", s’est-elle souvenue. Pour Léa Salamé, son père était un homme extrêmement moderne. "En fait, il était obsédé par l’idée qu’on soit indépendantes, indépendantes financièrement des hommes, donc qu’on ait un boulot et en ça, il était à la fois très oriental, c’est un Libanais, mais en même temps, il était très moderne, c’est-à-dire qu’il avait eu deux filles et il n’avait pas eu de garçon ce qui dans la société orientale, peut-être qu’il aurait aimé avoir un garçon. Il nous a un peu élevé comme des garçons ma soeur et moi, c’est-à-dire qu’il a demandé de nous énormément. (…) Je pense qu’il était féministe sans le savoir.", a-t-elle expliqué.
MM