La vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille pour Bruno Solo, au contraire. Si le comédien est devenu une star grâce, notamment, au Top50 et à Caméra Café, il n’a pas toujours eu autant de succès. "J’ai connu dix années difficiles. La troupe de théâtre, c’est bien, mais ça ne fait pas manger. Et c’est d’autant plus difficile sans le réseau ni les bons contacts", souligne-t-il dans Parenthèse magazine.
La nouvelle vie de Bruno Solo grâce à l’argent
"Autodidacte", comme il se décrit lui-même, Bruno Solo poursuit en racontant avoir "travaillé dans une librairie" pour vivre avant de monter, avec un ami, un journal "qui a fini par couler". "C’était une période délicate où j’étais convaincu de ce que je voulais faire, comédien, mais ça ne prenait pas alors il fallait bien vivre en attendant", avoue celui qui a a fini par se faire remarquer par Yvan Le Bolloc’h grâce à la figuration. "Yvan recherchait quelqu’un pour un rôle d’arbitre dans Télé Zèbre. Puis dès 1991, on présente le Top 50 sur Canal+. Ma vie a vraiment changé du tout au tout. Je passe du RMI (Revenu Minimum d’Insertion) à plus de 80 000 francs par mois !", se rappelle Bruno Solo. Le comédien ne cache pas que sa vie a changé grâce à sa nouvelle situation financière. "Vous pouvez faire les restaurants qui vous plaisent, sans regarder le prix, et vous ne volez plus dans les supermarchés… ce qui m’est arrivé plus jeune. Je n’ai jamais été un homme d’argent, mais j’ai vu la différence entre mes années de galère et mon arrivée au Top50".
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Pourquoi l’humour à la télévision n’intéresse plus Bruno Solo (Caméra Café)
Outre le Top 50, Bruno Solo a marqué les esprits du public avec son Caméra Café imaginé avec son complice Yvan Le Bolloc’h. Si le programme court a fait son retour en janvier 2023 pour une soirée spéciale 20 ans, Bruno Solo ne pense pas remettre le couvert. La faute, notamment, aux réseaux sociaux. "Dans Caméra Café, nous traitions tous les thèmes. Y compris les plus délicats (…) Ce qui donnait lieu à des personnages parfois monstrueux dans leurs propos (…) A l’épque, même si le programme pouvait ne pas plaire à quelques personnes, l’écho restait mesuré. Aujjourd’hui avec les réseaux sociaux, tout est décuplé, les critiques enflent plus rapidement et sont bien plus visibles", dénonce-t-il ainsi en affirmant qu’on ne retrouve plus désormais, à la télévision, "un humour qui heurte, qui transgresse, qui dérange vraiment". "J’aime trop l’humour pour accepter de jouer dans des comédies qui ne le respectaient pas suffisamment", conclut celui qui présente aussi La Guerre des Trônes sur France 5.