« Je ne regrette pas d’avoir avorté » : Critiqué pour ses deux avortements, Énora Malagré laisse éclater sa colère

Publié le 13 janvier 2023 à 13:33
Boyer David/ABACA
Dans une story publiée sur son compte Instagram, Énora Malagré a poussé un gros coup de gueule en raison des commentaires qu'elle reçoit depuis avoir confié qu'elle avait avorté à deux reprises.

C’en est trop pour Énora Malagré. Ce jeudi 12 janvier, à travers une story Instagram, l’animatrice de 42 ans a poussé à gros coup de gueule. L’ex-chroniqueuse de Touche pas à mon poste a déploré les commentaires déplacés qu’elle recevait de la part de certains internautes à propos de ses deux avortements : "Aujourd’hui et c’est quasi tous les jours, on m’a encore dit « quelle connerie d’avoir avorté maintenant que tu peux pas avoir d’enfant avec ton endométriose, tu dois tellement regretter et puis l’avortement ça a pas dû aider pour ton endométriose »", a-t-elle écrit agacée, avant de préciser : "C’est un homme aujourd’hui qui m’a dit ça mais j’ai beaucoup entendu cette phrase de la part des femmes aussi."

En 2018, sur son site La WTF, Énora Malagré avait confié dans un témoignage poignant avoir eu recours à deux avortements. Elle était âgée d’à peine 20 ans la première fois : "Je suis tombée enceinte de mon amoureux de l’époque. Il avait mon âge, je le connaissais à peine. Nous n’étions pas prêts, je n’en avais pas envie. Et je n’ai pas à être jugée pour cela. Ça s’est bien passé. J’ai eu mal mais n’ai pas souffert de complications." Pour le second, la femme de télévision avait déclaré : "L’homme avec qui je partageais ma vie faisait un métier instable. Il n’était pas souvent là et je sentais que ce n’était pas le père que j’aurais voulu pour mon enfant. L’avenir m’a donné raison."

Des épreuves douloureuses pour Énora Malagré, tant sur le plan physique que psychologique : "Le salaud de gynéco a fait exprès de me faire écouter le cœur qui bat… (pour bien me faire culpabiliser). Une fois ravagée par la honte, ils m’ont mise dans la chambre d’une femme enceinte. (…) Mon corps a très mal réagi. Ça arrive. Les douleurs ont été violentes et je me suis évanouie dans la salle de bains de la chambre d’hôpital au moment où je devais expulser la cellule de mon corps. Alors que j’étais étendue sur le sol, à demi réveillée, une infirmière s’est approchée de moi et m’a glissé à l’oreille : « Ça t’apprendra ». Je ne l’oublierai jamais. Elle m’a laissé sur le sol, a enjambé mon corps meurtri et est retournée s’occuper des femmes plus acceptables. J’ai hurlé de chagrin et de douleur mais personne n’est venu."

Ainsi, Énora Malagré, qui souffre depuis plusieurs années d’endométriose, a conclu son intervention sur Instagram en réglant ses comptes : "Alors d’une part je ne vous demande rien donc mêlez-vous de vos affaires. D’autre part, un avortement n’a rien à voir avec l’endométriose, rien, mais rien ! Instruisez-vous avant de parler et enfin mon corps, mon choix, je ne regrette pas d’avoir avorté, je n’ai pas à me justifier, je suis une femme libre, j’ai la chance de l’être. Et pour terminer à tous ceux qui essaient de me culpabiliser, sachez que ça ne fonctionne pas, je suis trop solide, vous arrivez trop tard ! On laisse plus rien passer, ça suffit."

N.O

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