“Je n’arrivais plus à respirer” : Tina Arena se souvient de ses premiers très gros chèques au début de sa carrière

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:25
Orban Thierry/ABACA
À l’aube de ses cinquante ans de carrière, Tina Arena se replonge dans son parcours hors du commun, celui d’une enfant prodige devenue star internationale. Et si elle a su garder la tête froide, la chanteuse australienne se souvient encore du jour où elle a reçu son premier gros chèque, comme elle l'a confié à nos confrères de VSD. 

Avant d’être la voix puissante d’Aller plus haut, Tina Arena a été une enfant de la télévision australienne. "J’ai participé à une émission familiale très populaire en Australie dans les années 1970, Young Talent Time. J’y suis restée de 1977 à 1983, jusqu’à mes 16 ans. J’ai grandi à la télé", raconte-t-elle à nos confrères de VSD. Un parcours initié presque par hasard comme elle l’explique : "Je devais avoir 5 ans, j’étais enfant d’honneur au mariage de mon cousin. Comme il y avait des musiciens, j’ai demandé à mon père si je pouvais chanter. Devant mon insistance, il a fini par céder. Je monte sur la scène, je chante et à la fin, tout le monde est debout en train de m’applaudir. J’étais un peu choquée et je me souviens avoir pleuré". 

Tina Arena se souvient de son premier gros chèque 

Et c’est ce jour-là que le destin s’est joué. Elle se souvient : "Le maître de cérémonie a alors proposé à mes parents de me présenter une prof de chant. Celle-ci connaissait le présentateur de Young Talent Time, un concours que j’ai remporté trois fois et les producteurs ont appelé mes parents pour me proposer une place régulière". Dans un milieu où beaucoup d’enfants stars se perdent, Tina Arena, elle, a su garder les pieds sur terre ! Si le succès lui est monté à la tête ? Que nenni ! "Non, le succès ne m’a pas fait perdre la tête, car j’étais très occupée. J’ai voyagé dans le monde entier, je faisais de la promo… Et puis j’avais grandi dans ce milieu, la célébrité n’avait donc rien d’exceptionnel", détaille-t-elle. 

Cette stabilité, elle la doit à son entourage et à son éducation. Et aussi, sans doute, à son rapport très sain à l’argent… Lorsque nos confrères de VSD lui demandent quelle a été sa première folie, se remémore d’un moment précis. "Je ne me souviens pas du premier gros chèque, mais très bien du moment où j’ai reçu le deuxième ! Je le tenais dans mes mains et je n’arrivais plus à respirer. Il faut dire qu’il y avait beaucoup de zéros. À tel point que j’ai pu m’acheter deux petites maisons à Melbourne", révèle-t-elle. Une décision guidée par son héritage culturel comme elle l’explique : "Je tiens cela de mon éducation italienne : l’argent va dans la pierre (rires)"

La France ? Un pari inattendu !

Dans les années 1990, Tina Arena conquiert un nouveau public : la France. Une surprise, puisqu’elle ne parlait pas un mot de la langue. "Aucun ! Mon deuxième disque chez Sony, In Deep, contenait la bande du film Le Masque de Zorro, I Want To Spend My Lifetime Loving You, qui a cartonné chez vous. Comme ils m’avaient entendue chanter en italien et en espagnol, ils se sont dit que le français ne devait pas être un problème pour moi. Ils n’ont pas eu tort !", raconte-t-elle au sujet de sa maison de disques, convaincue de ses facilités linguistiques qui lui a proposé de chanter en français. Résultat ? Aller plus haut devient un hymne, et la chanteuse australienne s’installe durablement dans le cœur du public français ! 

Par
Kahina Boudjidj