« Je n’allais jamais répéter défoncé » : Louis Bertignac sans filtre sur sa consommation de drogues dures

Publié le 29 décembre 2022 à 7:31
Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM
Dans un récent podcast, Louis Bertignac, l’ancien membre du groupe Téléphone et ancien coach de The Voice (TF1), s’est confié sur l’héroïne, la cocaïne et la morphine consommées dans sa jeunesse et pas seulement.

"Pour ceux qui n’attendent que ça, rassurez-vous, je parlerai de sexe, de drogue et de rock’n’roll et de ma relation avec Jean-Louis Aubert, de Corine, des Stones, du showbiz (…)". C’est ainsi que Louis Bertignac présente sa Jolie petite histoire, son livre-confession sorti en avril dernier.

Après s’être confié à cœur ouvert dans cet ouvrage, le guitariste de Téléphone est revenu sur son rapport avec la drogue dans le podcast Addiktion animé par l’addictologue Laurant Karila qui intervient dans Ça commence aujourd’hui (France 2), l’émission de Faustine Bollaert. Dans l’épisode sorti le 27 décembre dernier, l’ancien coach de The Voice (TF1) raconte notamment comment il a découvert les drogues dures dans sa jeunesse. "J’ai essayé l’héroïne, la morphine et la cocaïne en shoot. J’avais 17 ans, j’étais en première ou en terminale… J’étais chez un copain de copain. J’avais un esprit assez scientifique, je voulais savoir de quoi il s’agissait juste pour tester le truc", a-t-il détaillé en soulignant ne pas avoir apprécié ces expériences pour une raison étonnante. "Je tombais dans les pommes et j’avais des sifflements dans les oreilles en me réveillant".

C’est aussi chez des amis qu’il s’est mis à fumer du cannabis. "J’allais les voir car j’aimais rencontrer des musiciens. Pas mal d’entre eux fumaient", a-t-il précisé en expliquant avoir suivi le mouvement. S’il a fumé des pétards de temps en temps, il n’a pas laissé tomber les drogues dures pour autant. Plus tard, un ami lui a fait découvrir l’héroïne en sniffant. "Là, ça me faisait moins peur. Je goutais en petites doses. J’ai aimé la sensation apportée, ça me détendait beaucoup, j’oubliais toute la tension qu’on a quand on est ado. J’avais le même cerveau mais avec toutes les angoisses en moins".

"Je pense que le quart de gramme me durait facilement une semaine, voire dix jours. C’était des toutes petites quantités, des petites lignes, quand les copains se faisaient une grande ligne de dix centimètres, la mienne c’était un centimètre parce que j’avais quand même peur que ça m’abîme", a poursuivi Louis Bertignac.

S’il a continué à sniffer "en petites quantités", le musicien s’est fait un point d’honneur de ne jamais consommer sur scène ou en tournée. Ce qui lui a provoqué très souvent des symptômes de manque. "Je n’aimais pas du tout jouer défoncé. Quand j’étais avec Téléphone, à l’époque où j’étais vraiment dans l’héroïne, je n’allais jamais répéter défoncé, et quand je partais en tournée, c’était justement la décroche. Je reconsommais quand la tournée était terminée et que je rentrais à Paris, sinon jamais. Pendant Téléphone, chaque départ en tournée, c’était une occasion de décrocher. Alors pendant les deux/trois premiers concerts, je suais beaucoup et j’étais un peu fébrile, comme quand on décroche", a-t-il confié.

 Clara Kolodny

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