“Je n’ai absolument aucun ami dans le milieu” : Vincent Lagaf’ très cash sur la dure loi du show-business

Publié le 4 novembre 2022 à 17:01
Vu d'un mauvais oeil par la profession dès le début de sa carrière, Vincent Lagaf' raconte à quel point il a souffert de ce traitement de la part de ses pairs.

De retour en tant qu’animateur télé cette année après trois ans d’absence, Vincent Lagaf’ lance ce mois-ci une nouvelle émission  sur RMC Découverte. Il s’agit de SOS Garage dont le premier numéro sera diffusé le 24 novembre prochain à 21h10 . Son objectif : aider des garagistes en difficulté à retrouver une clientèle. Diplômé d’un BEP de mécanicien-dieseliste, le présentateur qui a eu un accident de moto en mars dernier renoue avec sa première passion. Interrogé par nos confrères de Télé Loisirs, Vincent Lagaf’ confie d’ailleurs qu’avoir fait des études pour devenir garagiste avait "créé une énorme jalousie" dans le monde du spectacle, où il s’est d’abord fait remarquer en tant qu’humoriste. 

"Elle était infondée et injuste. La manière dont les gens du métier me regardaient m’a fait souffrir. Je n’ai pas été à l’école très longtemps et ai dû faire de gros efforts pour avoir une orthographe qui ressemblait à quelque chose, pour avoir un vocabulaire plus élaboré que celui pratiqué dans un bar PMU. J’ai toujours été très heureux d’avoir un public populaire, qui me ressemblait. Mais beaucoup de comédiens, dont certains ayant commencé comme moi dans La Classe de Guy Lux, mec le plus populaire de France, ont presque honte d’y avoir fait leurs débuts. Et ça, ça me fait du mal", ajoute l’ancien animateur de TF1 et C8, qui estime même que cette discrimination a été "le drame de (sa) vie" professionnelle. "Je trouve ça con d’avoir été catégorisé, mis dans un coin et qualifié de blaireau et de comique troupier", regrette-t-il.

Vincent Lagaf’ se souvient d’ailleurs que le grand succès de son tube Bo le lavabo en 1990 avait beaucoup dérangé dans le milieu : "Ça faisait chier le show-business, parce que je me suis retrouvé 17 semaines consécutives premier du Top 50 devant Johnny Hallyday et Jean-Jacques Goldman. Et l’année suivante, j’ai réitéré avec La Zoubida pour laquelle on a essayé de me démolir en me faisant passer pour un gros con de raciste. Quand on regarde bien, je n’ai absolument aucun ami dans ce milieu"

Hugo Mallais

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