“Je m’étais fait à l’idée d’arrêter” : Michel Drucker avoue avoir songé à ne pas revenir à la télé après ses “graves opérations”

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:25
Berzane Nasser/ABACA
Après deux lourdes opérations à cœur ouvert, Michel Drucker pensait ne jamais retrouver les plateaux de télévision. À 83 ans, l’animateur de Vivement dimanche confie avoir longtemps cru que sa carrière s’arrêterait là. Pourtant, poussé par le soutien du public et des artistes, il a choisi de continuer. 

On l’appelle le "parrain du PAF", un titre qu’il accueille avec une humilité sincère. "Ça m’amuse, mais j’ai du mal à le réaliser", confie Michel Drucker à nos confrères de Ciné Télé Revue. Puis de reprendre : "Je doute toujours de tout, je vis avec mes inquiétudes. Je ne me rends pas bien compte de ce que je représente, je reste trop inquiet pour prendre la grosse tête"

A-t-il songé à ne pas revenir à l’antenne après ses opérations du coeur ?

À 83 ans, l’animateur mythique a traversé des épreuves que peu auraient surmontées… Deux lourdes opérations à cœur ouvert ont failli mettre fin à sa carrière. Dans son livre Avec le temps…, il évoquait d’ailleurs la possibilité de tout arrêter à 84 ans. Pourtant, la flamme reste intacte. "Je pensais ne jamais revenir à l’antenne. Je m’étais fait à l’idée d’arrêter, car je craignais de revenir diminué. Et puis le public, les artistes étaient là. Tant que j’ai la flamme et l’énergie, je continue", confie-t-il à Ciné Télé Revue. Et de conclure sur le sujet avec humour : "J’ai bien peur de ne pas avoir le courage de décrocher. Je crois que je mourrai en faisant ce métier. En tout cas sûrement pas dans mon lit ! (Rires.)"

Trois générations d’artistes révélés

Michel Drucker est de ces passeurs de lumière qui ont façonné la mémoire du petit écran. "J’en suis à ma troisième génération d’artistes, chanteurs, comédiens, humoristes…", rappelle-t-il avec fierté. Des noms prestigieux jalonnent son parcours : "J’ai mis dans la lumière beaucoup de talents : Patrick Bruel, Anne Roumanoff, Laurent Gerra, Céline Dion, Philippe Geluck, André Lamy et tant d’autres. Adamo a été ma première interview, il y a soixante-trois ans. Faustine Bollaert a été chroniqueuse chez moi. Beaucoup ont débuté sur mes plateaux. Ça me rend très fier"

À l’heure du streaming et de la fragmentation des audiences, Michel Drucker observe avec une pointe de nostalgie la télévision d’aujourd’hui… "C’est plus compliqué. Quand j’ai débuté, il n’y avait que trois chaînes. C’était plus facile de se faire repérer. Aujourd’hui, avec la multiplication des chaînes, des plateformes, c’est beaucoup plus dur", reconnaît-il. Et en effet, l’époque des grandes émissions fédératrices semble bien loin.

"J’ai toujours été ‘l’homme des week-ends’ : Champs-Élysées, Vivement dimanche, Les Rendez-vous du dimanche… Le week-end, on regarde la télé différemment, on a le temps. C’est un moment plus détendu, plus familial. Aujourd’hui, il n’y a plus vraiment d’émissions-repères. Les gens choisissent leur programme, regardent en replay. C’est un autre monde", conclue Michel Drucker.

Par
Kahina Boudjidj