Avant sa retraite médiatique annoncée il y a quelques jours, Florent Pagny se livre aussi bien sur sa carrière que sur sa maladie dans un long entretien accordé à Paris Match. L’occasion avant tout pour lui de souligner à quel point la musique et ses concerts donnés cet été ont eu un effet bénéfique pour lui et sa santé. "Je suis convaincu que le succès du livre, du disque de duos m’ont aidé à passer cette épreuve. Le public sait que j’ai vécu un truc dur. Il a répondu présent en m’envoyant de bonnes vibrations".
Il insiste par ailleurs sur le fait que son cancer "a toujours été un truc assez modéré". "Je n’ai pas eu de métastases partout, ça n’a toujours été qu’une tumeur ou un ganglion isolé (…) le truc est apparu, et à trois reprises il a disparu", explique le chanteur en précisant qu’il n’a, à aucun moment, pensé qu’il risquait de mourir. Il est d’ailleurs conscient d’avoir bien réagi au traitement ce qui a facilité son combat contre la maladie. Et il est aussi confiant sur la suite s’il fait une nouvelle rechute. "Je sais que je peux encore le vivre (…) mais je me dis que les protocoles de soin évoluent : il y en a de plus en plus et ils sont de mieux en mieux".
Ce moment où Florent Pagny a cru "glisser"
Interrogé sur ses éventuels moments de découragement vécus pendant cette lutte, l’interprète de Savoir aimer reconnaît que son dernier protocole "l’a défoncé". S’il a gardé sa barbe et ses cheveux lors de ce cycle de chimiothérapie, ses cellules ont été détruites, détaille-t-il à nos confrères. "A un moment, je n’avais plus de globules blancs, plus de globules rouges, plus de plaquettes (…) Je sentais que je perdais mes forces", raconte-t-il en précisant que les médecins lui ont dit qu’il devait être transfusé.
Le chanteur et ancien coach de The Voice, qui se trouvait alors au Portugal, est rentré d’urgence en France. Mais il était trop faible pour arriver à marcher en sortant de l’avion. "J’ai fait trois pas mais je ne pouvais plus marcher. J’ai demandé une chaise roulante. La nuit a été encore pire", se souvient Florent Pagny qui a appelé l’hôpital dès le lendemain parce qu’il "était en train de glisser". "En réalité, ce n’était qu’une réaction au produit qui était vraiment costaud", conclut celui qui "entre aujourd’hui dans un nouveau chapitre, celui du contrôle".