« Je me suis bourré la gueule avec ça » : Pierre Arditi sans filtre sur la période de sa vie où ses peurs ont dicté ses choix

Publié le 12 décembre 2022 à 7:15
Présent sur le plateau de "20h30 le dimanche" ce 11 décembre, Pierre Arditi a évoqué face à Laurent Delahousse la période de sa vie pendant laquelle il s'est fait dépasser par ses peurs et son besoin de reconnaissance

Ce 11 décembre, Pierre Arditi était invité de 20h30 le dimanche sur France 2. Le comédien de 78 ans est notamment venu faire la promotion du film Maestro(s) (sorti au cinéma le 7 décembre dernier) dans lequel il joue aux côtés d’Yvan Attal. Le long-métrage de Bruno Chiche suite la rivalité d’un père et de son fils, musiciens de talent.

Cette histoire a forcément eu un écho chez Pierre Arditi, dont le père George était un peintre reconnu. "Ma mère a fait l’homme, mon père a fait l’artiste", a-t-il commencé à confier à Laurent Delahousse. S’il n’y a pas eu de rivalité entre eux, Pierre Arditi affirmant que son père a toujours été "fier" de voir son fils réussir, la notoriété grandissante du comédien n’a pas été sans conséquences. En effet, l’acteur avoue s’être "perdu" à une époque de sa vie, en laissant guider par ses craintes. "À un moment donné, je me suis égaré. On me voyait partout, à la télé, des machins, des pubs. C’était une boulimie. Parce que, probablement, j’ai eu la trouille que ça ne se passe pas, et quand ça s’est passé, je me suis bourré la gueule avec ça. Sauf qu’à un moment donné je me suis aussi perdu de vue", confie Pierre Arditi.

Pour le comédien, cette période dont il a fini par sortir peut s’expliquer "par un besoin d’être reconnu, d’être regardé par les autres". Un sentiment finalement assez courant pour un acteur selon Pierre Arditi, qui cite alors Louis Jouvet. "’Si on a envie d’être acteur, on a envie d’être regardé par les autres’. Si ça ne reste que ça, ça n’a aucun intérêt, mais ça commence par ça et c’est normal", conclut-il.

Aurélien Gaucher

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