Ces derniers mois, Caroline Garcia est passée par tous les états. Dans un entretien accordé à nos confrères de l’Equipe, la joueuse de tennis, qui pointe à la 4ème place du classement mondial, a accepté de se livrer sans filtre sur les épreuves et les joies qu’elle a vécues en un an et demi. "Il y a eu beaucoup de larmes, de nuits blanches, cette année et l’année dernière déjà", a indiqué la joueuse de 29 ans, selon des propos rapportés par RMC Sport. "Quand ça ne va pas, tu es de plus en plus seule. Tu cogites. Tu perds beaucoup, donc tu n’as plus l’émotion de la victoire, même celle d’un premier tour, alors que tu en aurais besoin. Et tu ne dors plus", a déploré la championne originaire de la région lyonnaise. Elle a raconté que, dans ces périodes de doute, elle avait été confrontée à des crises de boulimie. "Chacun est différent. Certains ne vont plus manger, moi c’était l’inverse : je me réfugiais dans la nourriture. C’étaient des moments de crise. Tu te sens tellement vide, tellement triste, que tu as besoin de te remplir", a raconté Caroline Garcia.
À lire également
"C’était la détresse de ne pas réussir à faire ce que je voulais sur le court, ne plus gagner et souffrir physiquement. Manger m’apaisait pendant quelques minutes. On sait tous que ça ne dure pas, mais… C’était une échappatoire. C’est incontrôlable", a confié la 4ème joueuse mondiale. Celle qui a remporté le plus grand titre de sa carrière en novembre dernier, en s’imposant en finale du Masters de tennis féminin 2022 face à Aryna Sabalenka, a ensuite expliqué que ses crises s’étaient réduites petit à petit, à mesure que les victoires revenaient et qu’elle s’occupait davantage d’elle-même. "Depuis que je profite un peu plus de tout ce qu’il y a autour du tennis et que je prends plus de temps pour moi, ça m’arrive moins. Et quand ça m’arrive, je l’accepte plus et je culpabilise beaucoup moins. M’autoriser des petits plaisirs plus réguliers évite d’avoir trop souvent ce craving pour quelque chose. À un moment, je ne m’autorisais plus grand-chose. Ça devenait too much", a-t-elle expliqué.
L.C