« J’avais l’impression de tomber » : Les confessions poignantes de Camille Lacourt sur son burn-out

Publié le 11 avril 2023 à 14:01
France 5
Ce lundi 10 avril, dans l’émission "C à Vous", le nageur Camille Lacourt s’est confié sur son burn-out et ses causes.

C’est un témoignage bouleversant qu’a livré Camille Lacourt, ce lundi 10 avril. Invité de l’émission C à Vous, le nageur, qui collabore avec la Fondation pour la recherche médicale, s’est confié sur le burn-out qui l’a touché. Il a tenu à faire de la prévention autour de ce trouble psychique qui touche de nombreux Français. "Un matin, on ne se lève pas. On reste au lit. On se dit que ça ne sert à rien", s’est-il remémoré en préambule. "Et ça dure. Une semaine, deux semaines. J’avais cette image, j’avais l’impression de tomber, d’être dans une chute libre incessante", a continué l’ancien nageur, quintuple champion du monde. Il a finalement réussi à s’en sortir après une longue convalescence. "Un jour, j’ai compris que c’était moi qui devais décider de toucher le sol pour pouvoir me relever. La clé, pour moi, a été de me fixer de mes tous petits objectifs concrets : me raser la barbe, me laver tous les jours, prendre mes repas à horaires fixes, etc", a raconté Camille Lacourt. 

Interrogé par le chroniqueur Matthieu Belliard sur les raisons qui auraient pu le pousser à ce burn-out, celui qui a arrêté sa carrière de nageur en 2017 a expliqué que l’élément déclencheur avait pour lui été sa contre-performance lors des J.O de Londres. "J’avais travaillé des années pour arriver aux Jeux olympiques, j’étais champion du monde en titre… et je fais quatrième aux Jeux. Je me dis que les 10-15 ans que j’ai passés dans une piscine n’ont servi à rien, pour en arriver à un échec", a continué Camille Lacourt, qui a toutefois précisé que le burn-out des sportifs était souvent différent de ceux qui surviennent dans le monde du travail plus classique. "Dans le monde du travail, c’est vraiment l’accumulation, et peut-être un moment où les gens se sentent oppressés et n’ont plus d’issue", a-t-il conclu. 

L.C

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