Elle avait marqué les téléspectateurs de l’émission La France a un incroyable talent en remportant l’édition 2017. Depuis, Laura Laune poursuit sa route et dévoile son nouveau spectacle "Glory Alleluia", au Casino de Paris, à partir de ce 12 janvier. A cette occasion, l’humoriste a accepté de se confier à nos confrères du Parisien. Elle est notamment revenue sur son diagnostic tardif du syndrome d’Asperger. "Dans ma vie, j’ai toujours senti que j’étais un peu à part", a-t-elle confié en préambule. "Certaines choses étaient compliquées pour moi, alors qu’elles ne l’étaient pas pour d’autres. Une personne qui travaille dans les sciences cognitives m’a dit que ce que je vivais lui faisait penser au syndrome d’Asperger. Je n’y croyais pas, parce que, comme plein de gens, j’avais une idée un peu clichée de l’autisme. Et puis, j’ai commencé à me documenter. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est quand j’ai vu que c’était un syndrome qui s’exprime très différemment chez les femmes. Ça se voit beaucoup moins chez elles. Je me suis vraiment reconnue dans ces caractéristiques spécifiques", a-t-elle expliqué.
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La Belge, spécialiste de l’humour noir, a raconté que son diagnostic a été un énorme soulagement. "Ça m’a donné le mode d’emploi de ma vie, ça a répondu à toutes mes questions et surtout à cette culpabilité qui m’a toujours fait demander : Pourquoi on me trouve hyperbizarre en société ? J’ai perdu beaucoup de confiance. Le fait d’avoir ce diagnostic me fait dire que c’est normal d’être comme ça, ce n’est pas moi qui ne suis pas adaptée, c’est juste mon cerveau qui est différent. Aujourd’hui, je me sens légitime d’être moi", a continué Laura Laune. Elle a aussi expliqué que c’est pour faire changer la perception de cette maladie qu’elle a décidé d’en parler dans son nouveau spectacle. "Après le diagnostic, quand j’ai voulu en parler à mes parents, à mes amis, j’ai remarqué qu’eux n’étaient pas du tout dans cette réaction positive. J’ai senti du rejet, du malaise, avec une image très cliché de l’autisme associée à de la défaillance intellectuelle", a détaillé l’humoriste qui précise que lorsqu’elle a donné des exemples d’Asperger célèbres, comme le comédien américain Anthony Hopkins, elle a vu la perception de ses proches changer. "Alors, si moi je peux générer ça chez certaines personnes, ça serait trop bien. C’est ce qui m’a convaincue d’en parler dans le spectacle", a conclu Laura Laune. L.C