“J’ai mal géré” : La chanteuse Lio se livre sans langue de bois sur ses grosses difficultés financières 

Publié le 30 janvier 2026 à 7:12
Bangumi
Derrière l’image d’icône pop, Lio n’a jamais caché ses fragilités. Dans un entretien sans détour, la chanteuse revient sur ses difficultés financières persistantes, ses erreurs de jeunesse et le poids que l’argent a fait peser sur sa vie personnelle et ses relations.

Derrière les tubes et l’image d’icône pop, Lio n’a jamais cherché à enjoliver la réalité. Si sa carrière a longtemps laissé penser à une réussite financière confortable, la chanteuse a, au contraire, souvent parlé de ses difficultés avec l’argent. Un sujet qu’elle a de nouveau abordé sans détour dans un entretien accordé à nos consoeurs du magazine Au Féminin, publié ce jeudi 29 janvier. Déjà en 2018, invitée des Grandes Gueules, la mère de six enfants reconnaissait ses erreurs de jeunesse. Elle expliquait avoir connu des revenus importants très tôt, sans jamais anticiper la suite.

Un écart de salaire problématique au sein du couple ?

"J’ai mal géré. J’ai gagné beaucoup d’argent quand j’étais jeune (…) Je pensais que je ferais des tubes toute ma vie, et donc je n’ai pas mis de côté, à ce moment-là", confiait-elle alors, tout en précisant ne pas être "dans la misère". Aujourd’hui, c’est un autre aspect de son rapport à l’argent que Lio met en lumière : celui du regard des hommes sur sa réussite passée. Selon elle, le fait de gagner plus qu’eux a souvent provoqué des tensions, voire des violences symboliques. "Ce que j’ai toujours remarqué, c’est que les hommes, étant très mal à l’aise avec le fait qu’ils ne pouvaient pas me dominer financièrement, m’ont fait passer pour leur salope", dénonce-t-elle. Une situation qui a pesé lourdement sur ses relations… "J’étais Lio et je gagnais souvent beaucoup plus d’argent qu’eux. Et ça, on ne te le pardonne pas. Il y en a très peu qui se sortent de ce dilemme", a-t-elle assuré.

Lio confie courir derrière la sécurité financière 

Malgré les années, les soucis financiers n’ont pas totalement disparu. Lio explique composer encore aujourd’hui avec des dettes anciennes, des frais d’huissiers et des relances administratives. Une réalité qu’elle dit avoir intégrée, presque normalisée. "J’ai 60 ans, je suis en découvert autorisé en permanence, parce que j’ai institutionnalisé ça quand les impôts me couraient derrière", raconte-t-elle avec une franchise désarmante. Cette situation, loin de la rassurer, lui permet pourtant de garder une forme d’équilibre. Être à "10 balles de découvert" chaque mois serait, selon elle, une manière "d’éviter les problèmes". Une gestion de fortune improvisée, mais assumée. "La sécurité financière, je cours derrière", conclut-elle. Un témoignage sans fard, à l’image de Lio. 

Par
Kahina Boudjidj