« J’ai essayé de garder mes larmes » : Patrick Bruel a rencontré les familles de certains otages du Hamas

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:24
Gilles Gustine/AFM-Téléthon/FTV
Le chanteur est marqué par la soirée qu'il a passée avec des membres de la famille de certains otages français retenus au Hamas.

Pour leur exprimer sa solidarité et son soutien, Patrick Bruel a décidé d’aller à la rencontre "des familles de certains otages" français toujours détenus par le Hamas. En fin de semaine dernière, le chanteur a publié une photo prise lors de cette soirée très chargée en émotions. Sur Instagram, il a rédigé une longue lettre publique afin de raconter cette "rencontre bouleversante", et a salué ces personnes qui, bien que directement touchée par l’attaque du Hamas, ne sombrent pas dans la haine et la caricature.

"Je n’avais pas les mots; et puis elles et ils ont parlé, raconté, avec tant de dignité. J’ai essayé de garder mes larmes pour plus tard, après les leurs, après leurs sourires, après quelques notes, après une discussion profonde et nuancée avec des personnes magnifiques, des gens de paix. Ils ont toujours, eux et leurs familles, oeuvré au dialogue, au rapprochement et à l’aide avec leurs voisins palestiniens. Même après les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre : les atrocités, les kidnappings, la destruction de toute une vie et malgré leur immense douleur et leur attente insupportable, ils savent qu’un enfant qui tombe est un enfant qui tombe, et qu’une mère qui pleure, qu’elle soit de n’importe où, de n’importe quelle confession, est une mère qui pleure", rappelle Patrick Bruel. 

L’artiste qui a vient de tourner une série de TF1 poursuit : "On a dit que ça aurait pu se passer dans n’importe quel pays, que c’était un acte de terrorisme et rien d’autre. Comme l’ont été ceux du Bataclan, de Charlie, de Westminster, de Bruxelles, de Toulouse, de Mumbai, ou du 11 Septembre… On a dit qu’il fallait décorréler cet acte de la situation politique. On a parlé de cet antisémitisme décomplexé qui n’est qu’un des symptômes d’une xénophobie montante, d’une haine des différences et une menace pour les républiques et les démocraties du monde entier. Il y a eu des silences… On a regardé les affiches avec les photos de leurs proches. Et puis on a chanté… Le temps s’est arrêté. On est restés tard. Elles et ils m’ont remercié… Mais de quoi..?
C’est moi qui vous remercie pour ce moment fort et cette leçon de vie et de dignité. On a rêvé de la paix tous ensemble. On s’est dit qu’on se reverrait bientôt autour d’une grande table de 250 personnes". Ému, Patrick Bruel a conclu sa tribune avec le hashtah "#BringThemHomeNow", demandant à ce que les otages français soient rapatriés immédiatement.

Par
Hugo Mallais