Le sport peut sauver des vies. Et ce n’est pas Marion Bartoli qui dira le contraire. En effet, la joueuse a vécu d’importants problèmes de santé qu’elle a pu régler grâce au tennis et au tournoi de Wimbledon en particulier. C’est ce qu’elle a raconté au micro de nos confrères de RMC. Au milieu des années 2010, l’ancienne numéro 7 mondiale est sollicitée par Philip Brook, alors patron du Grand Chelem à Londres. "Il m’a demandé dans son bureau pour me dire : ‘Marion, tu ne pourras pas jouer le Tournoi des légendes. Je ne peux pas te laisser jouer, tu es trop en mauvaise santé’, s’est-elle remémorée ce jeudi 6 juillet. "Je me suis effondrée en larmes dans ses bras", a-t-elle continué. Malgré ce gros coup au moral, cette discussion avec Philip Brook va finalement permettre de profondément aider la championne. "Il m’a sauvé ce moment-là. Wimbledon m’a créée, m’a sauvée en 2016. À partir du moment où j’ai vu qu’on me retirait même le tennis à cause de ma santé, je me suis reprise en main et j’ai décidé que j’allais m’en sortir et y arriver", s’est souvenue celle qui avait remporté Wimbledon en 2013.
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"C’était un immense combat, quasiment aussi dur que de gagner Wimbledon. Quand on est dans un état psychologique aussi difficile que celui de l’anorexie, c’est très difficile de s’en sortir. Je n’oublierai jamais ces moments avec lui", a-t-elle conclu. Ce n’est pas la première fois qu’elle évoque sa maladie. Sur le plateau de C à Vous, elle avait expliqué avoir été victime d’un pervers narcissique. "Il avait pratiqué sur moi une entreprise d’autodestruction. C’était pour tout et n’importe quoi. Les attaques physiques. Le pire c’étaient les comparaisons par rapport aux autres. On se baladait dans la rue, il m’expliquait que la fille qui passait sur le trottoir à côté était bien plus belle, bien plus grande, bien plus mince, bien plus blonde", avait-elle raconté, précisant que "cette anorexie" avait été pour elle "une tentative de suicide".
L.C