Les Jeux Olympiques de Paris 2024, il les "savoure vraiment". Autour des bassins avec les consultants Laure Manaudou et Camille Lacourt, et désormais au Stade de France afin de suivre les athlètes; Alexandre Boyon commentera ce dimanche la cérémonie de clôture. Trois semaines de compétition que le journaliste n’est pas près d’oublier, lui qui a eu une "frayeur" il y a trois ans : "J’ai appris juste avant les Jeux de Tokyo, fin juin, que j’avais un cancer", confie-t-il à Télé-Loisirs.
"J’étais prêt à me faire opérer tout de suite, mais cela n’était pas possible, raconte Alexandre Boyon. J’ai donc fait les Jeux de Tokyo en mesurant tout le bonheur que j’avais d’être là". Sans en dire plus sur le cancer dont il était atteint, il souligne le "clin d’œil de l’histoire" : "Je n’ai pas pu faire les Jeux paralympiques car le jour où je devais prendre l’avion pour m’y rendre, le 18 août, j’étais en salle d’opération pour me faire retirer un cancer". À l’époque, il confiait à L’Équipe : "Je devais partir vendredi matin à Fukuoka, mais finalement je voyagerai dans mon canapé. On ne va pas se plaindre. Des trucs comme ça, ça arrive à des milliers de personnes chaque jour, il y a des trucs plus graves".
Alexandre Boyon, victime d’un grave accident
Pour lui, cette olympiade est donc "un peu particulière" : "Je mesure ma chance d’être en bonne santé aujourd’hui, en rémission". En plus d’avoir affronté un cancer, Alexandre Boyon a été victime d’un grave accident de vélo en 2023. Avec huit côtes cassées et "un léger pneumothorax", il indique qu’à "à quelques centimètres près, cela aurait pu être au niveau des cervicales…". Dès lors, il estime avoir "beaucoup de chance" : "Ne jamais oublier d’où l’on vient, la chance que l’on a. Il y a des épreuves que vous traversez et qui vous nourrissent".
Et ce, même s’il a rater le début d’Aux jeux citoyens !, les championnats du monde de natation, les championnats du monde d’athlétisme. Le journaliste a pu compter sur le soutien de sa famille : "Ce n’était pas drôle pour eux d’avoir quelqu’un qui ne peut pas bouger". Un accident dont il garde quelques séquelles : "Je n’ai pas récupéré complètement toute la rotation de mon épaule. ll y aura des mouvements que je ne pourrai plus complètement faire, mais je m’en sors bien quand même". Malgré tout, participer aux Jeux Olympiques de Paris 2024 est "un vrai grand et beau bonheur".