Il s’agit de votre quatrième livre, mais de votre premier roman !
Ingrid Chauvin : J’y pensais depuis un moment, et en même temps, passer du témoignage à la fiction était compliqué pour moi. Ecrire reste un travail considérable, d’autant plus sous la forme romanesque. Mais ça reste un texte documenté, et j’ai reçu l’aide précieuse d’Adeline Fleury, auteure et journaliste, qui m’a guidée dans le façonnage du récit.
Elsa, votre héroïne, est discrète, sensible, retrouve son amour de jeunesse… Bref, elle vous ressemble. Avez-vous mis un peu de vous en elle ?
Je pense que quoi qu’on fasse quand on est artiste, il y a toujours une part de soi qui transparait. De la même manière qu’on peut ressentir ma propre sensibilité en Chloé, mon personnage dans Demain nous appartient.
Pourquoi il vous tenait à cœur d’aborder le thème des violences psychologiques à travers cette œuvre ?
Il y a deux ans, je suis tombée par hasard sur un documentaire au sujet de Chantal Paolini, fondatrice de l’AJC (Agissez !) qui vient en aide aux victimes de harcèlement psychologique et moral. J’ai été bouleversée par son témoignage. Ayant envie de l’aider à mettre en lumière son association, j’en suis devenue la marraine.
Comment avez-vous trouvé le temps d’écrire, entre les tournages et votre vie de famille ?
Je crois que je suis une hyperactive (rires). J’ai écris les soirs et les weeks-ends. Parfois, je prenais des notes avec mon téléphone sur le plateau. Mais quand on est happé par un sujet qui nous touche, c’est beaucoup plus simple.
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Il y a aussi votre marque, Mademoiselle Chauvin…
Après avoir travaillé sur l’olfactothérapie pendant un an, j’ai sorti un premier parfum, très symbolique pour moi, puisqu’il est en souvenir de ma fille Jade. Aujourd’hui, cette fragrance est en train de se décliner en une gamme de cosmétique, pour cheveux, visage et corps, et portera son prénom. C’est une manière pour moi de la faire exister d’une façon positive.
Que réservent les prochains épisodes de Demain nous appartient à Chloé ?
Elle n’est pas omniprésente en ce moment. Ce qui est une chance pour moi quelque part, car ça m’a permis de travailler sur tous mes projets. Aujourd’hui, elle n’est plus du tout en confrontation dans son couple avec Alex. Au contraire, ils vont être soudés pour affronter les problématiques de l’extérieur. Evidemment, le calme plat n’existe pas à Sète, c’est probablement la ville la plus dangereuse de France (rires) Il va donc y avoir des rebondissements. Une très jolies arche va arriver au printemps, autour de la famille. Mais je ne peux pas vous en dire plus.
Que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle année ?
Que ma vie continue avec la même joie et simplicité. Ma relation avec mon fils est au-delà de que je pouvais imaginer, et je ne me suis jamais sentie aussi apaisée. Je ne demande rien d’autre.
Interview Camille Sanson