Félicitations pour votre titre. Comment vous sentez-vous quelques heures après votre sacre ?
Merci beaucoup. Je me sens très bien, mais toujours aussi surprise. Je pense que je ne suis pas encore redescendue pour l’instant. Je ne réalise toujours pas ! Je pense qu’une bonne nuit de sommeil va me permettre de redescendre un peu de ce nuage.
Grâce à votre maman (qui a été élue Première Dauphine de Miss Guadeloupe en 1998), vous baignez dans l’univers des Miss depuis toute petite. Votre élection c’est un peu une revanche ?
Oui c’est ça c’est un peu une revanche et là ça lui permet de vivre son rêve à travers moi. Je suis heureuse de partager ça avec elle.
Qu’avez-vous ressenti quand Jean-Pierre Foucault a prononcé votre nom ?
Alors sur le coup je vous avoue que j’ai entendu Poitou (rire). Mais après j’ai réalisé que c’était Guadeloupe et je me suis dit oh mais c’est moi ! J’étais trop contente et agréablement surprise. Comme j’ai dit là je ne réalise toujours pas ! C’est incroyable.
Quelles sont les causes qui vous tiennent le plus à coeur et que vous souhaitez soutenir en tant que Miss France ?
C’est d’aider les femmes atteintes de cancer à retrouver confiance en elles. C’est une cause en hommage à ma grand-mère qui nous a malheureusement quittés cette année, suite à cinq cancers. Et étant donné que c’est une femme qui était très coquette, qui ne pouvait pas sortir de chez elle sans se maquiller, se coiffer etc, donc tous les matins avec ma mère on allait la préparer, on savait que ça lui faiait plaisir. Je sais que ça lui redonnait espoir et c’est ça que je veux faire, que je veux prôner pour toutes les femmes. C’est important pour moi.
Les Miss, c’est une grande famille. Quelles anciennes Miss France vous inspirent ?
Un peu toutes car chacune a apporté des choses différentes via leurs personnalités. Donc un peu toutes les Miss. Après je reste chauvine, donc forcément je suis admirative de Véronique de la Cruz, Corinne Coman et Clémence Botino, ce sont nos modèles de la Guadeloupe. Je suis ravie d’avoir pu les rencontrer. J’ai pu discuter avec Clémence et revoir Corinne. C’est elle d’ailleurs qui m’a élue lors de ma première élection. Elle était jurée lors de l’élection de Miss Basse-Terre.
Dernièrement, il y a eu pas mal de changements au niveau de l’organisation Miss France. Comment appréhendez-vous cette année avec Cindy Fabre et Alexia Laroche-Joubert ?
Pour l’instant on s’amuse bien ! Je profite pleinement de cette journée, qui est assez active et intense. Mais en tout cas je suis le rythme. Tout au long de cette journée, Cindy m’a aidée, m’a conseillée et elle me suit et m’accompagne. Je suis bien entourée.
Vous êtes très jeune. Ce n’est pas effrayant de quitter votre île et votre famille pour la capitale ?
Non ce n’est pas trop effrayant car dans tous les cas je devais commencer mes études de com l’année prochaine donc quitter ma Guadeloupe pour déménager à Paris, afin d’intégrer l’école de l’EFAP. Du coup je m’étais déjà préparée psychologiquement à quitter ma famille. Mais mon frère est déjà à Paris et ma mère peut se déplacer aussi. Donc je n’ai pas peur, j’appréhende pas trop.
Vous rêvez de participer à Miss Univers. Que représente ce concours pour vous ?
Ce qui me plait dans ce concours c’est de représenter la France. Déjà représenter la Guadeloupe c’était quelque chose d’immense pour moi et vraiment formidable. Et maintenant j’ai l’occasion de représenter la France et j’ai hâte.
Qu’avez-vous envie de dire aux personnes qui pensent que le concours Miss France est obsolète et anti-féministe ?
J’ai envie de leur dire que certes on est attaché à nos traditions mais chacune nous avons pu apporter, de par nos personnalités, de la modernité. Et hier soir on l’a montré, on l’a prouvé. Le concours Miss France c’est aussi un concours qui prône le féminisme car il nous permet de porter notre voix, concernant des sujets qui nous tiennent à coeur et qu’on souhaite défendre. Donc je pense que c’est important de le rappeler.
Et donc vous, quelle image de Miss France souhaitez-vous donner ?
Moi j’ai envie de donner une image de reconnaissance. Pour moi c’est la qualité que doit posséder une Miss France. C’est important de remercier toutes les personnes qui nous ont soutenues, aidées, encouragées. Le sens du partage est également très important. Aller à la rencontre des gens, visiter et écouter leurs traditions, leurs richesses et leur culture. Pour moi c’est particulièrement intéressant. J’ai hâte de découvrir tout ça !
Que peut-on vous souhaiter pour cette année 2023 ?
On peut me souhaiter de profiter pleinement de cette aventure, de pouvoir découvrir tous les Français et toute la richesse des différentes régions. J’ai vraiment hâte !
Interview réalisée par Mélissa Tellaa