Si Flavie Flament est connue du grand public pour ses émissions à la télévision et à la radio, elle est aussi une femme marquée par un passé familial douloureux… Le tournant s’est opéré en 2016, lorsque Flavie Flament publie La Consolation, un récit autobiographique bouleversant dans lequel elle révèle avoir été violée à l’âge de 13 ans par le photographe David Hamilton. "Je m’appelle Flavie, j’ai quarante-deux ans. Beaucoup pensent me connaître mais jusqu’à hier encore, j’ignorais moi-même qui j’étais. J’étais Poupette. Personne ne l’a aidée. Même pas moi. Il est temps que nous fassions connaissance. Et puisque personne ne l’a fait pour moi, il est temps que je me console", lit-on en quatrième de couverture. En mettant des mots sur l’indicible, elle espérait être entendue et comprise, notamment par ses proches, mais la réaction de sa famille n’a pas vraiment été celle qu’elle espérait…
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Des liens familiaux brisés
Dans plusieurs interviews, Flavie Flament a confié que sa mère n’a jamais reconnu ni voulu entendre ce qu’elle avait traversé. Pire encore, une partie de sa famille, notamment l’un de ses frères, a publiquement mis en doute ses souvenirs et ses accusations. En 2016, alors invitée dans l’émission Thé ou Café à l’occasion de la sortie de son livre, l’animatrice avait confié que ce dernier avait remis sa parole en doute : "C’est pour nous totalement hallucinant ! Elle entremêle des faits réels et des passages complètement romancés". Quid de sa mère ? "J’espère que ma fille trouvera un bon médecin, qu’il lui donnera un bon traitement", avait-elle réagi. "On est dans l’illustration formidable et pitoyable du déni familial. Malheureusement, il y a des entourages familiaux qui ne veulent pas assumer leurs responsabilités", avait analysé l’ex-épouse de Benjamin Castaldi.
Flavie Flament évoque la perte de l’un de ses frères
Interviewée par nos confrères de La Tribune dimanche, Flavie Flament est revenu sur ce drame. "Tout le monde me disait qu’en pardonnant je trouverais enfin une paix intérieure. Mais je n’y arrivais pas", a-t-elle avoué. Après avoir consulté un neuropsychiatre qui lui a demandé si "Toutes ces personnes qui vous ont fait du mal vous ont-elles demandé pardon ?", la présentatrice a décidé de mettre de côté sa culpabilité à avoir du mal à pardonner.
Puis d’évoquer la mort de l’un de ses frères et la façon dont elle a choisi de faire son deuil. "J’ai perdu récemment un de mes frères. Mais leur pardon ne changerait rien. On peut ne pas pardonner et être en paix", a-t-elle fait savoir. Surtout que pour la figure de Télématin, "On peut aussi considérer que ce que l’on a vécu est impardonnable de façon éternelle". "Je me suis pardonnée de ne pas savoir pardonner", a-t-elle conclu sereine.